Après un interlude qui donnait un petit coup de neuf à la saga en la présence de "Au service secret de sa majesté", ce volet ci repart sur les bases établies auparavant, en se lâchant un peu plus. Ce volet est surement le plus abusé parmi les officiels jusque là, scénario tiré par les cheveux, trame plutôt minimaliste et sans un réel ressenti de menace, mais voilà, ça reste très amusant.
Pour cet opus foufou dirons nous, c'est Guy Hamilton qui revient derrière la caméra, précédé par un Peter Hunt qui avait réalisé un très beau boulot mais qui ne reviendra jamais aux mains d'un James Bond, alors qu'Hamilton, papa du réputé Goldfinger, revient ici pour la seconde fois.
Passé une scène d'intro montrant Bond venir à bout du terrifiant Blofeld, Les Diamants sont éternels nous conte donc une histoire de diamants, jusque là rien de bien étonnant, quand le MI6 découvre que de nombreux stocks de diamants sont dérobés, ils mettent l'agent 007 sur le coup, qui va tomber de bien haut en découvrant l'homme derrière tout ça.
Malgré cela, le scénario est plutôt maigre, on sent comme un petit vide, pas vraiment un essoufflement car le film n'est pas ennuyeux, mais comme s'il manquait un truc, peut être que l'épisode est un peu trop fou pour être pris au sérieux. Mais en tout cas ça ne change rien au fait qu'il s'agisse une fois encore d'un très bon volet, rien que la scène de la voiture lunaire, c'est nawak total mais bien fun.
Hamilton n'est pas le seul à faire son retour, puisque Sean Connery reprend également du service, jaloux de Lazenby peut être, en tout cas il s'amuse visiblement pas mal, un peu moins sérieux qu'avant, plus décontracté, je ne sais pas, m'enfin il n'a pas l'air d'y aller à reculons. Même vieillissant et cheveux grisonnants il est toujours d'attaque, il signera pourtant ici son dernier vrai James Bond.
La James Bond Girl l'accompagnant n'est pas une des plus mémorables de la saga quant à elle, et Charles Gray en Blofeld n'est pas aussi menaçant et imposant que lors de ses précédentes incarnations, mais il fait le job comme il faut, il était d'ailleurs déjà dans On ne vit que deux fois.
En bref, un opus assez spécial, un peu lunaire justement, qui ne fait pourtant pas de mal bien qu'il ne marquera sans doute pas autant que les autres films avec Connery, moi en tout cas je me suis bien amusé devant ce septième volet.