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Il est toujours satisfaisant de regarder un film qui met en scène un sujet si peu abordé et de de niche. Donc, premièrement, un grand merci la réalisatrice ALAUDA RUÍZ DE AZÚA !
Le personnage principal, Ainara, est très attachant par son regard et sa posture. Il se dégage une vrai force dans son regard et l’actrice sait à merveille faire parler son expression faciale pour, souvent, mieux exprimer sa pensée par son langage corporel que par des mots. En effet, si les mots manquent et si les paroles sont si rares de la part de, c’est principalement pr faire « sentir », voire comprendre, ce que serait que la foi, que cette croyance en Dieu, que cette grâce qui touche les êtres qui croient en Lui. Le film est alors assez bon pr faire ressentir la solennité de la foi et la puissance de la religion par, justement, l’absence de toute grandiloquence. Il me semble que le point d’orgue arrive lors de la scène finale où Ainara franchit le pas pour devenir nonne. Aucun mot n’est échangé, aucun regard ne sera donné de la part de Ainara à sa famille : le silence règne et la tension se fait sentir. Le père exprime pleinement sa confusion : en père aimant, il fait confiance à sa fille sur son choix. Si elle est heureuse en devenant nonne alors pourquoi s’en inquiéter ? Mais sa confusion demeure, a-t-il fait le bon choix que de laisser le choix à sa fille demeure choisir cette vie, si tôt, à 17 ans ? En proie à des doutes, aucun mort ne sortira également de sa bouche, le tout est renforcé par le chant ac capella en fond donné par les camarades de la future nonne. Au lieu d’échange de politesse et de mots tendres, c’est la chorale qui prend le dessus faisant alors le lien entre la beauté de la « nonisation » et la disparition d’Ainara de son cercle familial et scolaire. Les regards de son amie et de Mikel en disent long : pas besoin que la caméra s’attarde sur leur ressenti, l’image dit tout.
J’ai d’abord cru le trait forcé et abusé du comportement de Maïté qui, d’abord, décontenancé devient, in fine, franchement hors d’elle qu’Ainara entre dans cette « secte », pr reprendre les mots de la Tante. On eût pu croire que ce comportement n’était que trop caricatural et que cela desservait l’intrigue. Or, en sortant de la salle, j’ai pu discuter avec deux prêtres qui m’ont fait part de leur agréable sensation de véracité par rapport au film et notamment sur la tante : sa réaction et son comportement ne sont pas caricaturaux mais sincèrement vrais.
« Je prierai pour toi », peut-être la réponse la plus mature possible et la plus attendue de la part d’Ainara. La scène éclate, la tante explose, tout part à volo et pourtant on peut ressentir un vrai amour et une tendresse sans fin de la part d’Ainara pour sa tante.
Enfin, si le doute s’installe chez le spectateur qui contemple la vie d’une nonne, les expressions faciales et l’originalité de la vie font en sorte que l’on commence à douter qu’Ainara finira par choisir cette vie. Or, de manière à désarçonner, la réalisatrice instillé un léger doute avant de bien faire comprendre que la vie d’Ainara est choisie et assurée.
Ce film nous laisse savourer une ode à la foi au sein d’un cercle familial classique, où les tensions sont présentes. Parce que les paroles de la part du personnage principal sont si rares, c’est la foi qui parle à travers. On ne peut expliquer une foi, cette grâce divine tombée sur les individus, alors, on tente de la montrer par le cinéma.
Et encore une fois, chapeau à la réalisatrice qui nous délivre une happy end délicieuse. Habitué à ne voir que des drames qui, par définition, finissent mal, nous prenons plaisir à savourer cette belle fin pour Ainara !
Créée
le 23 févr. 2026
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