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SuivrePlaise à Dieu
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Le film LES DIMANCHES dépeint la vocation religieuse comme une forme d’émancipation personnelle, en laissant de côté le fait que le couvent a longtemps été, historiquement, un espace de discipline et de contrôle exercé sur les femmes.
En présentant le couvent comme un refuge hors du temps, le récit passe sous silence le rôle politique joué par l’Église en Espagne, notamment dans l’imposition d’un ordre moral, patriarcal et hiérarchisé.
L’influence du cinéma d’auteur des années 1960 à 1980 — marqué par la lenteur et un réalisme épuré — met l’accent sur les dilemmes intimes et familiaux, au détriment des enjeux sociaux plus larges.
Le film ne remet jamais en question l’institution elle-même — ses logiques d’obéissance, de renoncement au désir et de direction masculine — et transforme ainsi une structure de pouvoir en une expérience presque abstraite et apaisée.
À force de privilégier la dimension spirituelle, l’œuvre finit par effacer la réalité concrète et, par son silence, semble entériner une forme de soumission intériorisée.
Créée
le 17 févr. 2026
Critique lue 884 fois
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