Je voulais pas y aller au début parce que je redoutais un peu le traitement du sujet (dans un sens comme dans l'autre) mais finalement, un ami a fait éclaireur et j'ai osé aller le voir, et le film a une vision plus large, très sensible et humaine pour donner quelque chose de vrai et de beau.


Je suis catholique et pourtant, le personnage auquel je m'identifie le plus émotionnellement, et qui me touche le plus c'est la tante anticléricale, très vivante, expressive, que ce soit sa colère, sa tristesse ou les deux en même temps, le regard toujours déterminé mais l'œil souvent humide, intense (c'est moi). Ça change des productions cathos sans talent et des charges anticléricale plus ou moins gratuites en fait, c'est un sujet traité justement et on traite les personnages comme de vraies personnes, au delà de la caricature. Les deux actrices ont un très bon jeu dans leurs rôles respectifs, l'intériorité de l'une en regard de l'expressivité de l'autre, qui se répondent tout le film.


Maintenant la séance car elle était collector. Déjà salle était remplie de boomers (représente le 5 Caumartin), en même temps à 16h20 un vendredi, bon, en tout cas une vieille dame se met en bout de rang et du coup faut passer devant elle pour s'installer, sachant que j'avais tergiversé du coup des gens étaient passés, elle s'était réinstallée et moi je lui ai redemandé de se décaler ce qui l'a visiblement irrité, et je lui ai marché sur le pied sans faire exprès hélas, ensuite à la fin du film la vieille personne à côté de moi a dis à la personne derrière qu'elle avait pris des coups de pieds dans le siège tout le film et que c'était vraiment pas agréable !!


Ensuite une boomeuse jacasseuse à la fin du film a décidé de dire à tout le monde ce qu'elle pensait de l'Eglise en plein générique de fin. et son propos c'était analogue à la « critique » (misère de l'esprit critique) que je mets en appendice en fin de revue, trouvée sur l'officiel du spectacle de la part d'un utilisateur. (on la retrouve telle quelle sur Senscritique d'ailleurs je vous laisse la chercher, c'est pratiquement la seule critique négative à l'heure où j'écris la critique)

Non seulement cela se méprend complètement sur l'intention du film, qui laisse largement en suspens l'interrogation posée, mais en plus ça reste concentré sur la rage de ne pas avoir eu une validation artistique de leur biais de confirmation sur le sujet, sur un film qui propose bien davantage que ça, et bien plus beau et profond en vérité. C'est d'une tristesse.

« Quand j'étais jeune j'étais à l'école chez les bonne sœurs et ça m'a vacciné ! » Il aurait peut-être fallu une deuxième dose, « Il faudrait leur expliquer que la voix qui parle dans leur tête c'est pas Dieu c'est leur inconscient ! » on se sent éclairé en ayant remplacé une tradition millénaire par des élucubrations freudiennes, « Tout ça c'est que de la manipulation et le film n'en parle pas » et : Dieu merci.











Critique de l'utilisateur de l'officiel du spectacle :

Le film « Les Dimanches » présente la vocation religieuse comme une émancipation intime, oubliant que le couvent est historiquement un lieu de discipline et de contrôle des femmes.


En le filmant comme un refuge hors du temps, le récit occulte le rôle politique de l'Église en Espagne (ordre moral, patriarcat, hiérarchie).


L'influence du cinéma d'auteur des années 60-80 (lenteur, réalisme sobre) privilégie les conflits moraux et familiaux au détriment des enjeux sociaux. Le récit ne questionne jamais l'institution (obéissance, renonciation au désir, direction masculine), transformant une structure de pouvoir en une expérience abstraite et apaisante.


En voulant trop se concentrer sur l'âme, le film finit par invisibiliser le réel et valider, par son silence, une forme de soumission intériorisée.

Pepsimon
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Créée

le 2 mars 2026

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