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Morgan de toit
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le 12 févr. 2013
Si la réputation de ce film est une prison, j’aimerais bien qu’on me donne un petit marteau pour m’en évader au plus vite. On nous vend un chef d’œuvre, on se retrouve avec un catalogue de bons sentiments qui dégouline tellement qu’il faudrait une serpillière pour finir la projection.
Alors oui le rythme tient la route, mais c’est l’avantage du classicisme plan plan ça file droit, sans accroc, mais surtout sans aucune imagination. C’est de l’académisme pur jus, filmé avec une photographie d'une laideur assez remarquable. C’est gris, c’est terne, et pas pour servir le propos, juste parce que la mise en scène est d'une paresse olympique.
Et que dire de cette voix off insupportable ? Morgan Freeman passe son temps à nous expliquer ce qu’on voit déjà à l’écran. "Andy était triste", "Andy avait de l'espoir"... Merci Morgan, mais on a des yeux. C'est la facilité narrative portée au rang d'art on ne montre rien, on raconte tout comme si on lisait un livre de gare à un enfant de cinq ans.
Le film essaie de se donner des airs profonds avec son histoire de corbeau ingrat sauvé par ce pauvre Brooks. L'oiseau se tire, Brooks se pend, et le message est clair si tu n’es pas un "Self made man" comme Dufresne, t’es mort. La morale est d'une niaiserie confondante. Andy réussit parce qu'il est froid, calculateur et banquier. En gros, si tu n'as pas l'âme d'un capitaliste individualiste, la liberté va te bouffer tout cru.
D'ailleurs, parlons en de la fin. On nous force à sortir les mouchoirs avec une subtilité de bulldozer. Red qui rejoint Andy au Mexique ? Ce n'est pas une amitié, c'est une embauche le vieux taulard finit au service de l'exbanquier.
En bref c’est long, c’est surligné au gros marqueur, et ça confond "espoir" avec "soupe populaire". À force de vouloir nous tirer les larmes, le film finit surtout par nous tirer les vers du nez.
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le 27 févr. 2026
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