7
240 critiques
Carnage
Si l’on a souvent assimilé William Friedkin à un cinéma de genre plus ou moins précis (French Connection, L’Exorciste, Le Convoi de la Peur…) le réalisateur-diva aura tout de même été très...
le 11 févr. 2014
"The Boys in the Band" est un film important à plus d'un titre. Même encore aujourd'hui. Parce qu'il parle ouvertement d'homosexualité au début des années 70. Il ne fait pas qu'en parler, il traite du sujet avec une profondeur et une acuité qui encore aujourd'hui impressionne. Parce qu'il présente une gallerie de personnages presque intégralement gays. Parce qu'il présente toute une variété de profils et montre ainsi la diversité de la communauté gays. Et enfin parce que les personnages se qualifient de "folle" ou de "pédé" sans que ce soit forcément une insulte...
Mais le film de Friedkin, adapté d'une pièce de théâtre de Mart Crowley qui reprend le même scénario (et probablement les mêmes lignes de dialogues, ça se sent) et les mêmes acteurs, est surtout un film plein de ressentiment. On ira pas jusqu'à parler de haine (encore que... on en est parfois pas loin) mais The Boys in the Band est un film sur des gens qui se détestent. Entre eux et eux mêmes. Si le synopsis explique que la fête vire peu à peu à l'aigre, en réalité la colère et la détestation sont déjà présents dès le début, elle va juste s'intensifier au fur et à mesure, la remarque homophobe du seul personnage hétéro (?) de la fête en étant le déclencheur.
De l'aveu même de Mart Crowley, la pièce a été écrite alors qu'il était en pleine dépression et on va pas se mentir, ça se sent. On sent que le scénario est personnel, on y parle du regard des autres, de l'infidélité, de la religion, de l'image de soi, de l'acceptation de son homosexualité... Le film passe en revue les préocupations propres à la communauté LGBT de l'époque... préoccupations qui restent finalement toujours d'actualité, en mélangeant drame et comédie. Et les deux aspects sont aussi réussis l'un que l'autre, la comédie grâce à une gallerie de personnages savoureux (le calme et l'ironie de Harold sont tout aussi délicieux que l'exubérance d'Emory) et le drame grâce à une analyse extrêmement pertinente de ses sujets. C'est d'ailleurs assez fou de constater que même 50 ans plus tard, le film reste d'une grande modernité et n'a pas beaucoup vieilli.
Un grand film LGBT. Un grand film tout court.
Créée
le 6 févr. 2024
Critique lue 52 fois
7
240 critiques
Si l’on a souvent assimilé William Friedkin à un cinéma de genre plus ou moins précis (French Connection, L’Exorciste, Le Convoi de la Peur…) le réalisateur-diva aura tout de même été très...
le 11 févr. 2014
8
6759 critiques
Dans les bonus du dvd, William Friedkin avoue que Les garçons de la bande fait partie de ses rares longs-métrages qu'il peut revoir sans honte. Et il bien raison, car c'est ce qu'on peut appeler une...
le 16 avr. 2014
6
6404 critiques
Les Garçons de la bande aborde un thème rarement montré dans le cinéma jusqu'à une époque récente, ce film parle frontalement de l'homosexualité. Mais c'est le fait que cela a été réalisé par William...
le 6 août 2024
2
210 critiques
On peut se questionner sur la pertinence d'adapter le roman de Maurice Leblanc en 2022. Non pas que le roman soit mauvais, il possède même quelques éléments intéressants pour faire une bonne série...
le 20 mars 2022
5
210 critiques
"Le Problème à Trois Corps" était un roman malin, reposant sur un concept ludique qui permettait de rendre accessible ou peut être plus exactement de dissimuler la nature hard science du roman de Liu...
le 15 févr. 2024
3
210 critiques
C'est marrant un film qui parle d'assumer ce que l'on est mais qui ne s'assume pas lui même. L'idée de départ est pourtant plutôt intéressante : Adam vit seul dans une grande tour et fait la...
le 22 févr. 2024
SensCritique dans votre poche.
Téléchargez l’app SensCritique.
Explorez. Vibrez. Partagez.



À proposNotre application mobile Notre extensionAideNous contacterEmploiL'éditoCGUAmazonSOTA
© 2026 SensCritique
Thème