Je viens de retomber sur un très court article papier d'une Anne Dessuant que j'avais découpé en 2023 (page 137 du Télérama 3853 15/11/23), où après un court résumé, Anné Dessuant écrivait justement sur un de mes film doudou:
"Il y avait (donc) une vie pour le cinéma d'aventures avant le numérique! La preuve avec ce film sans prétention et artisanal, caractéristique des années 1980. Devenu culte, il irrigue désormais l'imaginaire de nombreux réalisateurs.L'esprit d'aventure à la Stevenson, l'arrivé de l'irrationnel dans le quotidien, les monstres, les visions fantastiques enthousiasmeront encore les enfants aujourd'hui. Surtout les adeptes de la série Stranger Things, qui s'en inspire largement, jusque dans le choix d'un des acteurs, véritable sosie de Chunk le boulimique..." (Anne Dessuant)
Autres remarques très en vrac:
- la scène de la croix me fait sourire à chaque fois: quand "Bagou fait un crucifix avec ses doigts devant une chauve-souris" (me rappelait Jéjé de SC pour ma liste de crucifix&croix dans les films).
- l'affiche me fait sourire à chaque fois que je la croise: elle est de Drew Struzan ...artiste qui sera plutôt mis au placard et ignoré à la fin de sa vie car travaillait trop artisanalement avec vrai dessin plutôt qu'ordinateur mais finalement soutenu par Guillermo del Toro si j'ai bien compris des docs sur cet épatant Drew qui s'est fait arnaquer à ses débuts car artiste mais pas comptable... où Drew reconnait avec classe que l'idée est de Richard Donner:
..."...l'idée des 7 enfants suspendus à une corde, tous en perspective: "_I love it but it's "not my concept, the director did" " (Drew Struzan)
- Choco me fait rire à chaque fois: surtout confessant faussement vomir du balcon d'un cinéma mais déclenchant de vraies nausées (un des vrais fâcheux dans un salle, comme me le rappelait bluefandango de SC)
- je reste devant le film chaque fois que je tombe dessus et son début: sa musique, l'enchaînement, le faux suicide, l'enthousiasme, le politiquement (très) incorrect avec plein de blagues sexuelles, pénis et drogues...et des allusions au Parrain et à Groucho Marx (que j'avais ratées mes premières fois)
- avec un masque à gaz au dessus de lit
- avec plein de livres dans escalier transformé en bibliothèque...entre les barreaux!
- avec adaptation culturelle des traductions: lors de la scène du piano à os, elle s'excuse (à tort) de mal jouer, d'être débutante, "Je ne suis pas Chopin" mais en anglais "I am no Liberace you know!" (le pianiste que jouera Michael Douglas)
- Donner est mort un jour où la radio et Fred Sigrist lui rendaient justement un bel hommage: "Les Goonies;les aventuriers de l'enfance perdue (05/07/21)"
- encore un film drôle avec pourtant tentative de suicide comme dans beaucoup de comédies..
- Jéjé fait son "Bagou..."me rappelle infoS hyper hyper clé que le "scénario a été écrit par Chris Columbus à partir d'une histoire imaginée par Spielberg (...) Spielberg cherchait avec cette histoire à retrouver l'esprit des grands films d'aventures de son enfance mais en plaçant cette fois les enfants au centre de l'action"...je trouve justement qu'on reconnait dans les gadgets de Data l'esprit des inventions du gnome des Maman, j'ai raté l'avion.
- Josh Brolin a raconté dans En Aparté en 2024 qu'il avait été refusé de partout avant, qu'il a failli ne pas être pris ou gardé car "il rigolait trop" (mais c'est pas du tout parce qu'il s'en fichait mais il se souvient que) c'était "les nerfs"?!..."j'ai failli tout faire foirer"...c'est pas ses mots exacts... (en fait, on aurait pu ne pas l'avoir du tout car SI je me souviens bien, il raconte aussi qu'il avait failli être tué par un des animaux gardés par sa mère dans leur parc et c'est un employé, repris de Justice, qui l'a sauvé de l'enclos?).