C’est au début des années 70 que nait au cinéma la vague de l’eco-horror, un sous-genre à tendance fantastique qui illustre de manière spectaculaire, la montée de la conscience écologique aux Etats-Unis. Nous sommes alors en pleine crise du pétrole et les conséquences dramatiques de l’exploitation de certaines énergies alternatives (notamment nucléaire) mises en place, se font déjà sentir sur notre environnement.
Mutations animales, changements climatiques, catastrophes écologiques...Ces films à petit budget nous montrent alors comment la nature va décider de reprendre ses droits en faisant payer l’humanité toute entière, coupable de tous ses maux.
Adaptée du roman de Thomas Page, cette ultime production de William Castle qui voit un scientifique devenu fou, subir les attaques des créatures qu’il a lui-même créé (des insectes mutants particulièrement intelligents et agressifs), rentre donc sans conteste dans cette catégorie.
«Les Insectes de Feu» débute comme un film catastrophe avec un tremblement de terre qui va libérer une race inconnue d’insectes vivants sous terre. Problème : Ces cousines des blattes souffleuses de Madagascar «pètent» le feu et provoquent des incendies partout où elles passent, tuant de pauvres innocents.
Jusque là, rien de très excitant mais cette première partie fonctionne plutôt bien, rondement menée par un Jeannot Szwarc visiblement à l’aise avec le genre.
Parmi les victimes, il y a la femme d’un scientifique, décidé à en savoir plus sur ces insectes. Une obsession qui va rapidement le faire sombrer dans une folie créatrice.
Le film bascule à ce moment là dans un huis-clos plutôt bien maitrisé. Szwarc instaurant une ambiance claustrophobique particulièrement oppressante appuyée par la très bonne interprétation de Bradford Dillman.
Petit budget oblige, l’ensemble manque tout de même de «cachet» et décevra les amateurs de sensations fortes. Les quelques rares bestioles n’ont rien d’effrayant, elles pourront même provoquer quelques rires à certains.
Sympathique mais pas inoubliable.