6
8270 critiques
Procès d'intentions
Depuis quelques années, le cinéma français, et plus particulièrement ses réalisatrices, trustent les lauriers dans les plus grands festivals. Au tour de Justine Triet d'être palmée à Cannes avec...
le 28 mai 2023
Au FESPAC0 (Festival de cinéma et de télévision), à Ouagadougou, Les Invertueuses de Chloé-AÏcha Boro a suscité des réactions pour la plupart violentes. "Vous devriez avoir honte de montrer le désir d'une femme de 65 ans", a-t-on reproché, en substance, à lé réalisatrice burkinabé, qui avait mis plus d'un an pour trouver son actrice. Celle-ci, d'ailleurs, a dû quitter le pays. Ceci montre que l'émancipation féminine a encore bien des territoires à conquérir, et pas seulement en Afrique, bien évidemment. Ceci dit, l'autre personnage principal du film, une jeune fille à la recherche de son identité, n'a sans doute pas beaucoup plu, non plus, aux contempteurs des Invertueuses. Cette relation entre l'adolescente et sa grand-mère amoureuse reste cependant la plus belle idée du long métrage, auquel on reprochera principalement une lenteur trop marquée qui amenuise l'impact de certaines scènes, pourtant très belles. Sur un autre plan, la cinéaste évoque assez clairement le péril constitué par les groupes armés islamistes et un état de guerre presque permanent qui met en suspens la démocratie. Il faut du courage pour tourner et présenter un tel film dans "le pays des hommes intègres" où être une femme libre, quel que soit l'âge, paraît relever de la plus pure utopie, hélas.
Créée
le 25 août 2025
Critique lue 135 fois
6
8270 critiques
Depuis quelques années, le cinéma français, et plus particulièrement ses réalisatrices, trustent les lauriers dans les plus grands festivals. Au tour de Justine Triet d'être palmée à Cannes avec...
le 28 mai 2023
8
8270 critiques
Il est quand même drôle qu'un grand nombre des spectateurs de France ne retient du film que sa satire au vitriol (hum) des journalistes télé élevés au rang de stars et des errements des chaînes...
le 25 août 2021
8
8270 critiques
Enfin un nouveau film de Jane Campion, 12 ans après Bright Star ! La puissance et la subtilité de la réalisatrice néo-zélandaise ne se sont manifestement pas affadies avec Le pouvoir du chien, un...
le 25 sept. 2021
SensCritique dans votre poche.
Téléchargez l’app SensCritique.
Explorez. Vibrez. Partagez.



À proposNotre application mobile Notre extensionAideNous contacterEmploiL'éditoCGUAmazonSOTA
© 2026 SensCritique
Thème