En 1964, les Américains atterrissent sur la Lune, mais découvrent avec stupeur un drapeau anglais ainsi qu'un message qui leur fait dire que trois personnes, deux hommes et une femme, s'y sont déjà rendus en 1899. Les journalistes arrivent à retrouver le dernier survivant, dans une maison de retraite, et raconte son histoire...
Quand on voit un film avec des animations signées Ray Harryhausen, c'est une part de notre enfance qui se ravive, ces créatures image par image, ces acteurs pas très justes, ces surimpressions, un budget sans doute étriqué... et pourtant, même aujourd'hui, le charme demeure. Même si la mise en scène de Nathan Juran est plutôt fonctionnelle, il y a là une très belle direction artistique, avec ces cavernes qui semblent toutes éclairées de manière pop, ainsi que des bestioles elles aussi réussies... Même s'il y a sans doute à dire sur les créatures vivant dans la Lune, les Sélénites, dont on voit bien que ce sont des acteurs en costume, l'histoire de H.G. Wells apporte aussi la part sombre de l'humanité, la conquête, ainsi que le meilleur, le savoir, même s'il faut embarquer des poules dans la cabine de pilotage. Car le film a quand même un certain humour, très british en soi.
De mon côté, je regrette qu'on voit aussi peu les créations de Ray Harryhausen, mais en l'état, Les premiers hommes dans la Lune est une très belle surprise. Belle et bonne d'ailleurs, car c'est une invitation au rêve, à l'époque où aller sur une autre planète paraissait être une utopie...