Remettre de l'essence dans le passé...
Remettre de l'essence dans le passé...
Ce qui m'est agréable avec Jean-Paul ROUVE, c'est que je sais à peu près toujours que, quelque soit le registre qu'il va choisir, comédie absurde ou comédie dramatique, j'y trouverai les deux tonalités, l'une pour répondre à l'autre.
Dans une atmosphère qui m'a semblé douce et simple, il tient l'hôtel de passage entre un jour et son lendemain, l'idée et le devenir, entre l'étudiant et l'écrivain.
Sans mièvrerie, ni sensiblerie, la caméra à bonne distance, de l'enterrement du grand-père à celui de la grand-mère, des rencontres, des espoirs, des envies, des inquiétudes, des rires, des amours, de retard en retard, ce qui compte c'est d'être là. D'une mort à l'autre, il y a la vie. Voilà la véritable héroïne du film.
C'est l'histoire de la vie, qui se ballade d'âge en âge, de péripéties en accidents, et qui peu à peu, à son heure, cède la place plus ou moins violemment à la mort. Cette mort toujours présente, et qui sait se faire oublier, elle avance en silence.
Le casting est réussi, et notamment Annie CORDY, si pétillante, vient offrir toute la délicatesse et la gravité qui sied à son personnage.
Et, parce que c'est un film questionnant certes les rapports intergénérationnels, mais aussi notre propre rapport à la précarité de notre vie, en tant que telle, en sortant, je me suis acheté des Twix ;)
Bonne séance :)