Un film sensible et émouvant sur la vieillesse et le temps qui passe
Difficile de classer ce film parmi les comédies, même si le ton reste léger et certains dialogues sont drôles. Car, ce dont il s'agit, c'est de la vieillesse et de la mort. Mais une vieillesse normale et assumée avec gaieté grâce à un scénario sensible et émouvant. Avec une Annie Cordy, toujours très juste, qui assume courageusement son âge (86 ans), un Michel Blanc, parfait dans un des rôles qu’il assume le mieux, celui de l’hypocondriaque et deux belles découvertes, celle de la délicieuse Flore Bonaventura, mais surtout celle d'un jeune comédien de 24 ans, Mathieu Spinosi, d’une fraîcheur et d’une sincérité rares. Son visage ne m’était pas inconnu, et pour cause, je l’avais déjà vu (et apprécié) dans la série Clem, où il joue le rôle de Julien, le premier compagnon de Clem et le père de son bébé, Valentin.
La bande originale, dont la nostalgique est en harmonie avec le film, a été composée par Alexis Rault, musicien-interprète, qui a déjà travaillé sur plusieurs musiques de film. On y entend une sympathique réinterprétation de la chanson "Que reste-t-il de nos amours ?" de Trenet par Julien Doré.
Les images tournées à Etretat sont particulièrement belles.