C’est le meilleur Mocky, sans me moquer de vous, que moi j’ai vu avec La Tête Contre Les Murs, sauf que La Tête Contre Les Murs avec déjà Aznavour, ça n’est pas un film réalisé par Mocky.
C’est un film que j’aime beaucoup parce qu’il traite son sujet, la virginité, aussi vrai que Les Dragueurs, avec Aznavour encore et toujours, ça parlait de la drague des beaux parleurs dragueurs et de ceux qui le sont moins.
Et si je l’aime autant, c’est qu’il ne parle pas seulement de la virginité sexuelle, mais également de celle devant la vie d’après.
Peut-être à cause de Sandrelli, on croit au début qu’on est parti pour une comédie italienne à la légèreté un peu vache de ce temps-là et puis ça change de ton et l’air de rien, devient sérieux et parfois très sentimental malgré des scènes très drôles comme celle du plombier ou des personnages aussi inattendus que Gérard Blain, fils à papa qui zozote aux antipodes du Beau Serge et des Cousins de Chabrol. Chabrol, parlons-en. Un bref passage à la piscine vient confirmer l’impression d’être dans Les Bonnes Femmes version Mocky.
La même année que ces Bonnes Femmes, l’année 60, sortait le film qui a peut-être inspiré à Mocky les rôles confiés par lui à Aznavour dans Les Dragueurs et celui-ci.
Et puis surtout ce film m’inspire la formule que voici : j’ai plus d’amour pour la virginité de l’amour que pour l’amour de la virginité.