Lesson of Evil
6.7
Lesson of Evil

Film de Takashi Miike (2012)

Une chose est sûre : Takashi Miike est toujours aussi barré ! Le réalisateur nous dépeint un acteur hors norme, Hasumin, qui endosse quotidiennement le rôle d’un homme altruiste, bon, adulé par ses élèves et respecté par ses pairs, une sorte de parangon de l’enseignant jusqu’à ce qu’un événement vienne perturber cette petite pièce de théâtre et mette, petit à petit, a nu la véritable personnalité de cet individu qui se révèlera être un dangereux sociopathe, un être froid, calculateur, manipulateur, doté d’une absence totale d’empathie et ayant une fâcheuse tendance au meurtre pour résoudre le moindre de ses petits problèmes.

C’est ainsi que Takashi Miike nous plonge dans l’esprit complètement dérangé de son tueur sur fonds de musique jazzy allemande au rythme diabolique pour enfin arriver à un final où le professeur jouera littéralement au tir aux pigeons avec les élèves, le tout arrosé généreusement par des hectolitres et des hectolitres de sang ! Vous l’aurez compris Takashi Miike est encore une fois fidèle à lui même et son film est aussi excessif que l’individu qui l’a réalisé. D'ailleurs Lesson of Evil s'inspire assez nettement de la culture allemande, la chanson de jazz tout d’abord, les références à la mythologie nordique et même les premiers films en noir et blanc allemands, tout ceci montant crescendo tout au long du film afin d’accompagner la transformation du Dr. Jekkyl en Mr. Hyde, même la chorégraphie de l’unique scène de bagarre entre élèves est du Takashi Miike tout crachée et s’inspire directement des scène de combats dantesques des Crows Zero !

L’acteur principale, Hideaki Ito, est parfait dans son rôle et revêt aussi bien le costume du gendre idéal que de la folie destructrice, la pléthore de rôles secondaires sont aussi assez bons et la réalisation bien foutue sauf à certains moment où elle aurait mérité d’être plus explicite dans l’action qu’elle met en scène, rendant certains passages pour le moins confus, quant au grand final il brille par quelques scènes de massacres purement surréalistes!
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le 8 mai 2014

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