Une magnifique scène d’ouverture, tout en tension entre la fille actrice en galère et son père grand réalisateur tout juste retrouvé, entre émotions, malaises, sourires génés, longueurs, coups de gueule et vérités qui ressurgissent et laissent entrevoir déjà la toxicité du père, génial Javier bardem, qui ne se remettra jamais en question.
Puis un tournage dans le Sahara, merveilleux décor de film, montagnes brutes et soleil de plomb. Le scénario du film, la colonisation du Sahara des espagnols dans les années 30, pourtant paraissant important au début, est finalement peu approfondi.
C’est un gros plan sur un rapport meurtri entre un père et sa fille, causé par la violence du premier, envers elle et tout son monde.
Tout tourne autour de lui, de son regard, de ses gestes, de ses paroles, de ses insultes. Même si on le dénonce, le critique, on est obnubilé par lui et la place qu’il prend, partout, même dans les conversations où il n’est pas.
Un léger espoir de début de redemption peut-être enfin dans son “oui”, en larmes, qu’elle lui tire au final, qui a le mérite de ne pas être trop grandiloquent.
Je n’ai pas trop compris les passages en noir et blanc, on aurait plus dit un exercice de style qu’une vraie réflexion scenaristique.