Au début je voulais juste dire à quel point Adrian Chiarella devait être en rut permanent quand il a écrit et réalisé Leviticus. Parce que les scènes de cul (ou en tout cas de frottage, de bisous lourds, de mains dans le pantalon, de fellations hors caméras) sont partout. Intro, milieu, bus en public, usine abandonnée… on a l’impression que le film ne sait pas respirer sans coller deux ados l’un contre l’autre. On ne montre pas explicitement, mais les gestes laissent zéro place à l’ambiguïté.
Puis j’ai regardé le parcours du gars : co-auteur sur la série "Erotic Stories". Ça explique peut-être pourquoi il a besoin, pour satisfaire ses pulsions de dégénéré, de mettre en scène des adolescents (Naïm a 17 ans, hein) qui passent leur temps à ken comme des bêtes tout au long du film (mention spéciale pour le passage des deux adolescents qui se dévorent le chibre dans le bus en public, c'était VRAIMENT nécessaire au film j'imagine), cachant assez mal ses pulsions pédophiles, du moins c'est le message qu'il laisse transpirer dans son torchon.
On peut trouver ça bien, on peut trouver ça osé, on peut trouver ça dérangeant. Moi je trouve ça extrêmement médiocre et de mauvais goût, un bon film n'a pas besoin de nous asperger de scènes de cul toutes les 10 minutes pour nous faire comprendre que deux personnages se plaisent mutuellement.
Je pourrais parler de l'éléphant dans la pièce, à savoir, adresser le conformisme, les thérapies de conversion et la religion mais même ça...non seulement c'est du vu et du revu mais en plus c'est vraiment mal foutu, aucun effort dans la mise en scène, des pseudos allusions et métaphores que j'aurai pu écrire moi même durant mes années collège...non, vraiment, c'est compliqué l'écriture de ce film.
Et le scénario…
Un monstre qui prend l’apparence de la personne que tu désires le plus. Le personnage principal se fait avoir exactement de la même façon un nombre ridicule de fois. À un moment tu n’es plus tendu, t'es juste blasé. On attend que le film monte d’un cran, qu’il fasse évoluer les personnages, mais...non.
La fin(spoiler) ne résout rien. Elle n’est même pas “ouverte” au sens intéressant du terme. Elle nous dit juste : “voilà, ça va rester comme ça pour le restant de leurs jours”.
Leviticus avait sa chance, mais entre les scènes de sexualité qui saturent le récit, un protagoniste idiot et une structure qui tourne en rond, il devient le pire film que j'ai pu voir en 2026 d'assez loin,
Félicitations !