Je n'avais pas vu Happiness, qualifié de "sulfureux" sorti en 1998, du même réalisateur, et je m'attendais, vu l'accroche : " La comédie familiale qui n'a peur de rien" à une satire brillante et incisive de l' American Way of Life.
Ce film me laisse en fait un curieux sentiment de malaise et d'insatisfaction : mais qu'a voulu montrer le cinéaste ?!
Trois soeurs, dont la benjamine, Joy ( nom prédestiné s'il en est!) un peu bizarre, vieille petite fille idéaliste et perdue à la voix d'enfant, semble attirer malades et pervers, à commencer par son mari, sorte de sex-addict, sa soeur aînée, Trish, plus dans la norme, cherche l'amour à tout prix depuis qu'elle a découvert les penchants pédophiles de son mari, quant à Helen, la cadette, c'est un écrivain névrosé qui tente d'assumer sa célébrité.
Et, se débattant entre sa mère aimante mais perturbée et ses deux tantes qui ne le sont pas moins, Timmy, en passe de devenir un homme à l'approche de sa barmitzvah et de ses 13 ans, refuse de grandir, hanté par la peur des pédophiles.
Des thèmes intéressants, ne serait-ce que cette recherche d'amour, de reconnaissance et de bonheur, traités parfois avec un bel humour voire une vraie truculence, mais des personnages qui restent fondamentalement creux: "des pantins qui s'agitent sans aucune épaisseur"
Bref, un film curieux qui m'a laissée sur ma faim.