On est là face à ce qu'on appelle un film de potes. Un de ceux qui prônent l'amitié, au service de la cause d'un des leurs. L'histoire raconte comment un journaliste va rencontrer un ouvrier pour une interview, puis s'attacher à lui et l'aider à reconquérir sa femme.
Le trio est composé de Jean-Michel Folon (artiste belge qui ne jouera que dans ce film et F comme Fairbanks), Rufus (sosie de Bourvil, plus connu pour avoir été le père d'Amélie Poulain, et Patrick Dewaere, qu'on pourrait presque aligner en tant que personnage secondaire, car l'intrigue principale reste auprès des personnages de Folon et de Rufus.
Il y a aussi une très belle actrice que je ne connaissais pas, Zouzou, et une apparition clin d'oeil de Miou-Miou, qui est sans doute la scène la plus drôle du film, car elle répond sèchement à Patrick Dewaere, alors qu'il voulait juste la draguer.
Bien que l'histoire ne soit pas difficile à comprendre, j'avue avoir décroché à plusieurs reprises, car j'observais une réelle amitié se construire entre ces trois acteurs, et il est touchant de voir Patrick Dewaere dans un rôle plus positif qu'à l'accoutumée.
D'ailleurs, il joue un boxeur, signe étrange, quand on sait qu'il devait incarner aussi un boxeur dans le biopic d'Edith Piaf, et dont la vie nous a privé...
Rufus est aussi un acteur épatant ; sorte de Pierrot lunatique, croisé à un Bourvil, il est très touchant dans ses tentatives de reconquérir sa femme. Il sera aussi la victime d'une scène reprise dans les valseuses, où il tombe dans une mare, poussé par Jean-Michel Folon.
C'est vraiment un film touchant, et qui repsire la France profonde, assez peu vue à cette époque dans le cinéma, et comme je le dis, c'est de voir ces trois acteurs cul et chemise qui fait plaisir. On voit largement des scènes improvisées, comme quand Dewaere imite une femme de petite vertu.