Tiens, ben en fait, on dirait La Planète des Singes : Les Origines! Plus sérieusement, le film s'apparente un peu à un thriller lorgnant quelque peu vers The Servant avant de tourner au home invasion avec juste un orang-outan à la place de Dirk Bogarde puis en guise de boogeyman.
Alors ouais, dit comme ça, ça ne vend pas forcément un vrai film d'épouvante, et la musique de Goldsmith, rappel des origines circaciennes du singe-en-titre, n'y aide pas non plus. Ainsi, le film peine à faire frémir (d'autant que j'ai vu la version courte, apparemment bien édulcorée par rapport au director's cut de 2h), et sa mécanique scénaristique semble un peu usée, mais si on accepte son côté grotesque, ça reste un très bon divertissement. Richard Franklin se permet quelques belles trouvailles de mise en scène, et si Elisabeth Shue fait le job en final girl, si Terrence Stamp est marrant avec sa coupe de cheveux typiquement 80's, difficile de passer sous silence le travail des dresseur et l'interprétation de l'orang-outan. Parce que passé quelques effets animatroniques plutôt invisibles, ce qui fait la force du film, c'est la bonne tronche du primate, son regard un peu triste, un peu penaud, qui passe facilement ici pour de la psychopathie.