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le 8 nov. 2015
SuivreEn pleine tempête
Un rouleau-compresseur émotionnel. Désespérés face à la maladie de leur fils, les parents du jeune Lorenzo décident de chercher eux-mêmes un remède, quitte à sacrifier du temps au chevet du garçon...
C'était le dernier George Miller qui me manquait : c'est désormais chose faite après visionnage de « Lorenzo ». Manifestement (mais ça on s'en doutait), ce n'est pas le titre le plus représentatif de sa carrière, mais on peut comprendre aisément qu'il se soit intéressé au sujet, ayant entrepris dans sa jeunesse, des études de médecine. L'histoire est incroyable et aurait du mal à être crédible si elle n'était pas presque intégralement authentique. À l'exception, peut-être, d'une assez étonnante introduction africaine, on ne peut pas dire que la réalisation de Miller se distingue clairement, plus proche de celle d'un bon artisan que d'un véritable auteur.
Mais il y met incontestablement du cœur, de la passion, souhaitant raconter du mieux possible le quotidien de cette famille « normale » quasiment devenue « super-héroïque » face à la maladie de leur fils. Si l'auteur de « Mad Max » a peut-être tendance à forcer le trait concernant les parents et à laisser Nick Nolte en roue libre, difficile de rester insensible à cette bataille au long cours où le manichéisme est relativement évité, notamment grâce à certains seconds rôles assez réussis (Peter Ustinov, James Rebhorn), pointant également les excès et l'épuisement mental de la mère (Susan Sarandon, pas mal mais un peu « too much ») afin d'avoir une peinture plus juste.
En définitive, ces 135 minutes ne se ressentent pas trop et si l'ami George se repose sans doute un peu trop sur son label « true story », non sans quelques maladresses, il le fait avec ferveur et conviction : ce grand monsieur du septième art méritait bien que l'on ait vu sa filmographie complète.
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Créée
le 30 août 2021
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