Pour cette sortie de route d'un angelenos jaloux, saxophoniste perturbé, la route en question possède deux voies séparées par une ligne jaune en pointillés.
"J'ai crevé l'oreiller / J'ai dû rêver trop fort / Ça m'prend les jours fériés /Quand Gisèle clape dehors /Vertige de l'amour / Mes circuits sont niqués / Puis y'a un truc qui fait masse / L'courant peut plus passer. / Vertige de l'amour / Désir fou que rien ne chasse / L'coeur transi reste sourd..."
Dans la Cité des anges, capitale nocturne du divertissement et du rêve hollywoodien, la ligne de partage entre réalité et illusion est perméable ; l'angoisse masculine existentielle, tiraillée entre entre tous excès, obsessions et névroses, sexualité, violence, révèle le profond sentiment d'insécurité et la faille du héros face à la femme désirée (forcément fatale).
Cauchemar, fantasme, création psychique, fugue dissociative, psychose, diablerie surnaturelle, pacte faustien, piège d'une boucle temporelle?
Nous suivons cette route à deux voies, embarquons pour un voyage mental déconcertant où le temps, l'espace, l'identité se désorientent.