De la tôle froissée, des loubards excentriques, des courses-poursuites et peu de blabla : l'ADN de la saga est contenu dans ces 93 minutes. A l'exception d'un monde post-apocalyptique encore un brin civilisé. De la même manière, les astuces de mise en scène (caméra embarquée rasant le bitume, accélérés etc.) et de montage (cuts épileptiques avant les impacts) sont déjà là.
On a donc affaire à un métrage qui a de la personnalité, et déjà une certaine envergure en s'offrant autant de passages d'action pure, que de moments de tension proche d'un film d'horreur et finissant sur du un film de vengeur. Malheureusement le film est aussi victime de ses contraintes, financières surtout. Et si George Miller utilises toutes les astuces à sa disposition (dans la mise et scène et le montage donc), ça ne reste parfois que des cache-misères et 45 ans plus tard il est difficile de ne pas trouver ça daté. Mention spécial tout de même aux cascadeurs qui ne se sont pas économisés, c'est parfois impressionnants.
L'univers est différent de ce qu'il sera pas la suite dans la série, mais il est très intéressant à ce niveau. Le monde, bien que visiblement effondré, semble encore se raccrocher à un espoir de civilisation. Le sable n'a pas encore recouvert toute l'Australie comme cela semble être le cas plus tard. Une police existe encore, même si ses membres semblent parfois être de la même trempe que les voyous qu'ils pourchassent. Ces derniers sont d'ailleurs un soupçon trop burlesques pour vraiment être pris au sérieux.
Furieux oui, mais un peu trop fauché.