Gamin, je rêvais de conduire l’Interceptor ou un de ces bolides survitaminés faits de bric et de broc. Les Mad Max de la série m’avaient plu à l’époque mais n’avaient pas laissé une grande trace si ce n’est l’incontournable générique du film par Tina Turner dans le dernier opus en date jusqu’à peu. Et c’était en 1985. Est-ce une bonne idée de ressortir du placard Mad Max en 2015 ? Mel Gibson a décliné l’offre de reprendre le volant mais il est vrai qu’il se fait vieux pour le rôle. Alors on regarde avec un œil un peu nostalgique …
Qui rapidement bat de la paupière sous l’assaut des scènes de cascade qui s’enchaînent comme sur une tronçonneuse : cela fait du bruit et on casse tout … OK on a un budget effets spéciaux, on est en 2015, et on va au cinéma si on retrouve son argent dans l’étalage de ces derniers sur l’écran.
Pour ma part, je me suis limité à le visionner sur un écran 15.6’’ et je me suis explosé la cornée : mes yeux sont longtemps restés rouges myxomateux … Et sur petit (tout petit) écran, c’est pas que c’est moins bien, c’est tout simplement à déconseiller par l’ordre des médecins ophtalmologues.
Comme je ne peux pas vraiment être impartial en qualité image et effets spéciaux, je me rabats donc sur le jeu des acteurs et le scénario. Et là, ben, y’a presque rien à dire si ce n’est que l’inspiration se fait dans le stéréotype. Mais avouons-le, on ne va pas voir Mad Max pour la qualité du scénario ou la prestation des acteurs.
Vu mes conditions de visionnage, j’aurai donc du éviter me vriller le nerf optique avec ce film. Juste eu l’impression qu’on a ressorti de la naphtaline un film et son héros des années 80 et que cela fait un tantinet vieux et décalé. Dans le mode revival, j’ai trouvé par exemple que Ridley Scott et son préquelle d’Alien s’en était mieux sorti.
A regarder si vous en avez marre d’être dans les bouchons à rouler à 20km/h, c’est sûr que cela vous changera !