Bienvenue chez les autistes, ou la fin du périple Kurosawaien
Bon j'en ai terminé avec le maître nippon ( http://www.senscritique.com/liste/Bilan_realisateur_Akira_Kurosawa_les_kimonos_enerves_les_ave/399112 ), hélas victime du film de trop...
Comme dans ma rétrospective Fellini qui se bouclait sur l'horrible note de "la voce della luna", on finit sur un film probablement victime du gâtisme de son créateur.
Madadayo...
Madadayo...
J'ai rien compris, je ne sais pas ce que les types racontent ? Un problème de traduction ?
"- Loup y es tu ?
- Madadayo ! Madadayo"
Madadayo voulant dire "Je ne suis pas prêt".
Comprends pas.
Et le truc revient à plein de reprises.
On est totalement dans l'interculturel. Les types rigolent tout le temps, j'avais déjà noté ça dans "les sept samourais", à savoir que les mecs rigolent quand il n'y a aucune vanne. La première fois c'est drôle, au bout de la 50ème ça devient suspect. Drogue ? Substances illicites ?
Sinon ça chante beaucoup, et horriblement faux.
Pendant 30 minutes, le type pleure son chat roux qu'il a perdu.
Le film dure 2h15.
A un moment ils bouffent du cheval.
Epargnez-vous cette horreur, et allez privilégier ses chefs d'oeuvre comme Dodeskaden, Ran, Dersou Ouzala, Le Château de l'araignée, les sept samouraïs, l'Ange ivre, ...
C'est toujours triste de se séparer sur une mauvaise note en tout cas... Je garderai cela dit des bons souvenirs du périple kurosawaien, malgré beaucoup de souffrances et d'obstacles durs à franchir, je ne sais pas si je conseillerai aux gens de tout voir, mais je ne suis pas sûr d'avoir perdu mon temps.