Little Miss Sunshine, fille de Terminator !

Réussir à faire un film misérabiliste avec des zombies, c'est un sacré exploit quand même !


Comme je le craignais en voyant la bande annonce, il ne se passe pas grand chose dans ce film. L'idée de base n'est pas mauvaise, juste que Romero l'a déjà traitée de manière aussi superficielle, mais plus fan grâce à une narration plus dynamique. Ici, on s'ennuie parce qu'il ne se passe rien : les personnages ne sont pas approfondis, les enjeux sont minces (assister à la transformation d'une jeune contaminée, sans espoir de trouver un remède, juste regarder). Ç'aurait pu être au moins une sorte de faux documentaire où l'on analyse de manière un peu perverse les changements de cette jeune fille, ç'aurait pu être un parallèle avec la puberté mais ce n'est au final rien de tout ça.


La mise en scène est très poseuse. Forcément, puisqu'il ne se passe rien, le réalisateur se contentera de délivrer quelques jolis plans. C'est dans les scènes d'action qu'il montre le plus son incompétence : trop sombre, toujours en longue focale avec donc une caméra qui bouge beaucoup trop, trop de plans... Et puis à force de vouloir esthétiser le moindre moment, le réalisateur en perd la notion de rythme et même de continuité d'un plan à l'autre. La seule bonne chose du film, c'est Schwarzie. Le bougre a bien compris qu'à l'approche de ses 70 ans, il ne pourra bientôt plus soulever de sulfateuse à une seule main et qu'il doit donc compenser le muscle par... les larmes ! Et il le fait bien. Il apparaît sincère, fragile, émouvant. Le reste du casting est correct sans plus. J'aime beaucoup Abigail parce qu'elle a joué dans "Little Miss Sunshine" quand elle était petite, mais en soi, je trouve qu'elle manque de personnalité et d'expressivité. Heureusement pour elle, je la trouve mignonne et même sexy (j'apprécie ses formes) ! Dommage qu'elle n'en soit pas encore réduite à porter des décolletés, mais vu qu'elle semble tourner dans des films d'horreur de plus en plus cheap, je pense que ça ne saurait plus trop tarder (miam).


Bref, un film franchement plat dont on pourra admirer quelques belles images mais dont le véritable intérêt se résume à la prestation de tonton Arnold !

Fatpooper
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le 11 mai 2015

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