Je ne cache pas ma déception. Regarder un film du Grand Woody Allen s'est s'attendre à quelque chose et malgrè mes traumatismes d'enfance, j'envisageais de trouver dans ce film une saveur qui m'a glissé entre les doigts.
Commencons par les hors-d'oeuvres : casting alléchant, synopsis aguichant, réalisateur intrigeant.
Le plat de résistance était très beau mais comme souvent dans la gastronomie l'esthétique du plat ne garantie pas la saveur voire il crée la déception et ici nous n'en sommes pas loin.
J'ai grandement apprécié la photographie et surtout la lumière magnifique, des paysages français (cocorico) sublimes, des costumes parfaitement maitrisés mais ce qui me reste en travers la gorge sont des éléments difficilement digérables.{spoiler ci-dessous}
Colin Firth toujours aussi charmant, ne m'a pas convaincu lorsqu'il a soudainement retourné sa veste au milieu du film, la romance entre les deux personnes n'a pas non plus été à mon goût (le mélange sucré-salé n'est pas ma tasse de thé), et surtout l'intrigue (le scénario) était assez pauvre au final. Presque couru d'avance et sans le piment nécessaire pour qu'on apprécie de déguster le film jusqu'au bout.
Je dois également partagé mon plaisir des premières scènes tout en verbiages rapides, cyniques, ouverts et toujours délicieux aux oreilles, mais la saveur s'efface bien rapidement.
Emma Stone evanescente dans cette lumière avec ses yeux de biche et son teint blanc personnifie l'ectoplasme avec lesquels elle est censé communiquer... agréable mais peu crédible.
Une bleuette donc, agréable mais oubliable. A voir au coeur de l'hiver quand les paysages de la côte d'azur nous manque et qu'on n'a rien de mieux à faire.