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Je me lance Woody Allen et je sais d'avance que je vais voir un petit film. Je suis un abruti, un pessimiste, un peu comme le personnage de Colin Firth, héros du film, magicien désenchanté qui ne croit qu'en la science et en la rationalité. Il est comme ça, notre Colin, il sait que la magie mon garçon, ça n'existe pas. C'est le discours d'un roi de la désillusion. De l'autre côté, on retrouve Emma, stone durant tout le film, menteuse diluvienne au regard bleu de méthylène ou médium révolutionnaire ? Quand fourche sa langue, tous sont à l'affût...

Ce n'est pas un grand Woody Allen. Mais qu'est-ce qu'un grand Woody Allen en fin de compte ? Des dialogues tracés au compas, un duo d'acteurs sur leur garde, intéressant mais enfermé dans une bulle que Buzz Allen aime donner dès le départ à ses personnages, une mise en scène léchée et plutôt au-dessus de ce qu'il fait d'habitude. Magic in the Moonlight est une belle petite escapade et il mérite, à juste titre, mon tiers des enfers, un 6. Et ça, j'achète (mais d'occas, il ne mérite pas mon argent qui sera mieux investi dans des albums d'Elodie Frégé parce qu'elle est sexy).

Je me suis laissé emporter par cette douce fable sur la tolérance, la remise en question de ce qu'on tient déjà pour acquis, le doute, sans cesse, pour se trouver et avancer. J'aime la morale de cette histoire, j'aime le fait que le réalisateur mêle l'amour, éternel sujet de passions, avec la magie et ce-qu'-on-ne-peut-pas-expliquer. C'est bateau mais ça me plait, ça me plait comme cet univers feutré qu'il affectionne, comme cette tapisserie de paysage sur un mur qui berce nos héros dans de faux-semblants, comme ces contrastes simplistes entre cette femme rayonnante et cet homme en noir. Magnéto, Serge...

Ce n'est pas un grand film, ce n'est pas une catastrophe, c'est ce à quoi je m'attendais. Je pense qu'il a pris du plaisir à le faire et j'ai pris du plaisir à le regarder. Son manque d'inspiration est flagrant et ses personnages bloqués entre un espace-temps inconnu et sa créativité qui commence à s'amenuiser, mais c'est pas mal. Woody réalise un film pas mal. Sans plus.

C'est comme un bonbon Krëma, c'est bon mais ça ne reste pas en bouche.
Magic in the Moonlight
Docteur_Jivago
6

Illusion magique

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