Une petite comédie sympathique, mais rebutante par la personnalité de Woody Allen qui dégouline de partout, étouffe tout, sans laisser aux acteurs l'occasion d'imposer leur jeu.
Le petit bijoux commence avec une belle musique des ambiances années 20, puis s’enchaîne avec une valse de trop plein. Trop de Woody dans la lumière, overdose Allenniène dans les dialogues, les mimiques, les postures des personnages. Le corps de Colin Firth, mais la démarche du réal.
J'aime beaucoup Colin Firth, mais j'ai été ici un peu déçue, je n'ai pas retrouvé l'acteur qui m'est commun dans chacune de ses répliques et son allure trop théâtrale, comme un gamin qui récite à haute voix des belles phrases dignes des imitations d'un aristocrate anglais.
Emma Stone est mignonne. Pas grand-chose à en dire.
Au contraire des anciens films, comme Vicky Christina Barcelona, où Penelope Cruz par exemple réussit à mêler son jeu d'actrice dans l'univers du réalisateur - ce qui relevait en plus de deux mondes un peu improbables -, Woody Allen dirige ici son casting d'une telle manière, qu'ils semblent soit complètement possédés par sa personnalité, où cherchant à lui faire plaisir repoussent tout le caractère de leur talent propre.
Pour le scénario, ça tient la route, mis à part le fait qu'il est tout de même un tantinet prévisible et déjà-vu, plus quelques mièvreries romantiques dont on se passerait bien ; les images s'en sortent. Peut-être n'étais-je pas assez réceptive ce jour-là, mais j'ai eu beaucoup de mal à rentrer dans le délire humoristique du film - jusqu'à la fin, où j'ai dû rigoler deux ou trois fois -
On est loin de Match Point ou To Rome With Love, mais à voir quand même pour passer le temps.