Décevant, c'est sans doute le mot qui me revient le plus à l'esprit après le visionnage de Malavita. Car ce film avait plusieurs atouts dans sa manche : des acteurs confirmés (Pfeiffer, Tommy Lee Jones) voire légendaire (De Niro même s'il est loin de ne faire que des chef d'oeuvres ces dernières années) et des petits jeunes plutôt sympa (dont la magnifique Diana Agron qui vend vraiment du rêve). Un scénario original, sympathique et qui parfois m'a fait sourire et même rire ou une deux fois.
Oui mais voilà c'est à peu près tout. On attend l'action qui n'arrive que bien tardivement et qui s'effondre très rapidement, une fin prévisible et convenue, des acteurs qui ne se donnent pas vraiment à fond et surtout des moments énervants et un scénario "improbablissime". Je m'explique.
En voyant tous les poncifs sur les Français dans la première demi-heure, j'étais énervé devant mon écran. Si je ne le savais pas j'aurais pensé que le réalisateur était un américain qui n'avait jamais mis les pieds en France. Mais non, c'est bien Luc Besson qui nous ressert des idées aussi vieilles et éculées que ridicules : le fromage français qui pue, les gens désagréables et qui critiquent les étrangers sans aucune raison, et je pourrais multiplier les exemples. La première demi heure est difficilement tenable.
Et puis surtout il y a toutes ces choses improbables : les enfants du couple De Niro-Pfeiffer qui arrivent dans un lycée dont le fonctionnement semble venir du Bronx (trafic de clope, gang de pétasses, bastons dans les toilettes...). Besson s'est surement dit que s'il faisait un lycée français avec les codes américains, les Américains aimeraient mieux le film...
Mention spéciale cinq étoiles pour la scène la plus improbable des films que j'ai pu voir en 2013 : comment la mafia new-yorkaise apprend la localisation de De Niro : grâce à un journal...du lycée, dont un article a été écrit par le fils de De Niro et qui arrive jusqu'à la prison New-yorkaise (!!!) où est enfermé le parrain de la mafia. Evidemment le seul article qu'il lit est celui-là et comme par hasard il se souvient parfaitement avoir dit la phrase présente dans l'article...Un journal de lycée normand...dans une prison à New York...
Bref, tellement improbable que j'ai failli arrêter le film.
Heureusement la dernière demi heure est un peu plus intéressante, rythmée et drôle. Mais pas de quoi faire sauter une braguette. Bref, un film du dimanche soir qu'on oubliera très vite.