Luc Besson c'est un peu une coquille vide truffée de corned-beef, c'est un peu Hollywood en charentaises avec du ketchup dans le cassoulet. On pourrait avoir l'envie de déceler en" Malavita" un second degré, s'il existe, il est bien caché, voire maquillé en ironie:

"Ah ces français mettent de la crème et du beurre dans tout, c'est mal, rien ne vaut l'huile d'olive, vivement un de nos barbecue !"

Quelle audace ! On trouve aussi un "J'apprécie les gens qui me craignent" alors qu'on le montre braquant deux juifs orthodoxes apeurés, sorte de gymnastique sémantique pour attester de sa loyauté envers le "peuple élu"....

Sérieusement, on nous sort ici une famille de psychopathes made in usa, susceptibles, hypocrites, violents et en cavale venus se faire oublier en Normandie. Ça déglingue du franchouillard caricatural à la moindre contrariété et ça envoie des leçons de morale à la mode mafieuse. Aucune relation amicale ne se développe, nos ricains sont les loups dans la bergèrie, ils et elles se montrent surdoués en tout face à des autochtones procéduriers, râleurs ou simplement idiots. La jeune "Belle (oui, c'est son prénom)" drague le timide fort-en-math et oui, elle se le fait, elle le domine comme elle domine toute situation ! Puis il y a ce règlement de compte dont on ignore les tenants mais qui propose aux enfants de montrer comme ils sont familiers des armes à feu avec la gâchette facile et le tir au but. Notre "sympathique" famille dégomme ses assaillants et après avoir ajouté plein de cerises sur le gâteau, le navet s'achève, enfin.


Madame Pfeiffer, sorte de clone outre-atlantique de la pathétique Arielle Dombasle, cabotine sa condescendance vis-à-vis de ses nouveaux voisins alors que De Niro qui semble s'amuser de ce machin pas drôle continue de gâcher sa filmographie en s'abaissant à être dirigé par ...Besson !


Le film a inévitablement des relents trumpiens dans un contexte géopolitique tendu entre la France (enfin, ce qu'il en reste dans l'u.e) et les usa qu'un Besson flatte et nous montre clairement comme dominants.

tobor
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le 30 mars 2026

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tobor

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