Moi, je l'aime bien ce William Kaufman. Tu lui files un peu de thunes, en général pas beaucoup, et il livre un téléfilm d'action bourrin comme The Marine 4 ou The Brave où ça ne fait que tirer sans réfléchir. C'est typiquement le genre de réalisateur que je serai curieux de voir un jour avec un peu plus de pognon comme Jesse V. Johnson ou Isaac Florentine.
Shrapnel et Osiris, ses deux précédents films, m'avaient déçu. Shrapnel était vraiment fauché. Et Osiris, je n'ai pas trop aimé l'orientation science-fiction. Pour Man of War, retour au réel : la guerre en Ukraine déclenchée par les Russes. Des fusillades dans des couloirs, des forêts ou dans la rue. Et c'est ce dans quoi il excelle le plus.
Quand les personnages ouvrent leur bouche, c'est autre chose. LaMonica Garrett, déjà vu dans Osiris justement, joue les gros bras sourcils froncés comme tant de combattants bodybuildés dans ce genre de productions dédiées au marché de la vidéo. Son ennemi principal, Daniel Bernhardt, avec sa tronche de sadique, joue le rôle d'un...sadique.
Ce n'est pas à proprement parler un film sur les horreurs de la guerre en Ukraine, sur les agissements de Poutine ou la résistance de Zelensky. Même si au détour de quelques plans, on peut voir cette ville de Kiev (enfin Sofia) mutilée. Kaufman se sert de son savoir-faire non pas pour faire de la géopolitique mais de l'action et à ce titre l'intensité de la dernière demi-heure m'a surpris.