Voir le film

Une femme qui travaille dans un club de strip tease pour joindre les deux bouts et aider sa fille rencontre dans le même endroit un employé d'une entreprise pharmaceutique. Il lui propose, alors qu'elle n'a aucune expérience médicale, de vendre des opiacés pour soigner des malades du cancer. Cependant, à l'aide de médecins véreux, la vente de ces produits leur assure une fortune. Mais qui va devenir peu à peu un engrenage infernal.


Je n'ai pas aimé le film, mais ça permet de voir enfin David Yates tourner autre chose que des films de la saga Harry Potter (7 quand même !) pour s'attaquer cette fois à une histoire vraie, qui s'est déroulée dans les années 2010 en Floride, et qui a crée un scandale sanitaire. On pense bien sûr à Erin Brockovich, mais Yates n'est pas Soderbergh, ou même Scorsese quand il veut plagier des folles soirées comme dans Le loup de Wolf Street. Car pour moi, ce qui détruit tout, c'est l'empathie avec laquelle il semble pardonner ses personnages, tous présentés comme bons, quand ils ne sont pas barrés comme le personnage joué par Andy Garcia (une bonne année, entre ça et Expendables 4...) ; c'est limite si à la fin, ils ne sont pas excusés d'avoir vendus des saloperies qui ont peut-être poussé encore plus vite des malades dans la tombe. Avec en plus une réplique quasi-finale dite par le personnage de Chris Evans, où il dit avoir agi par ordre divin, Dieu est en tout cas cité ; ce que je trouve dégueulasse, car au nom de la religion, on peut tout faire et tout dire ?


Le film est présenté comme un flash-back, avec quelques archives à la fin qui expliquent un peu mieux le scandale dans la réalité, avec des entretiens avec Emily Blunt, Chris Evans ou des employés de la start-up, filmés en noir et blanc, pour expliquer ce qu'ils ont fait.

Non seulement les auteurs n'ont pas le courage de réellement dénoncer ces personnages, mais en plus, de les rendre sympathiques à la fin comme s'il fallait avoir de l'empathie pour eux, je trouve ça nul. Heureusement que les acteurs sont bons et que la mise en scène se veut dynamique, car le film est presque dangereux au niveau de la morale.

Boubakar
4
Écrit par

Créée

le 30 oct. 2023

Critique lue 572 fois

Boubakar

Écrit par

Critique lue 572 fois

4

D'autres avis sur Marchands de douleur

Marchands de douleur

Marchands de douleur

9

Imothep

92 critiques

Faire comme les autres ne signifie pas que c'est juste !

Je viens de voir Marchands de douleur sur Netflix !Limite à la rue Liza Drake accepte un job de commercial dans une petite entreprise qui tente de vendre un nouveau produit antidouleur. C'est une...

le 31 oct. 2023

Marchands de douleur

Marchands de douleur

6

JorikVesperhaven

2339 critiques

Painkillers synthèse.

Ceux qui auront vu les excellentes séries « Painkillers » de Peter Berg ou « Dopesick » de Danny Strong risquent d’avoir un fort sentiment de déjà-vu en plus d’être déçus. En effet, impossible de ne...

le 23 nov. 2023

Marchands de douleur

Marchands de douleur

7

estonius

6585 critiques

Emily Blunt porte le film... (et plein de fringues différentes)

Il y a quand même une chose qui pique très vite les yeux, c'est le nombre effarant de toilettes différentes portées par Emily Blunt, à force c'en est gênant. Le sujet est intéressant même si l'on peu...

le 30 oct. 2023

Du même critique

Prey

Prey

3

Boubakar

6758 critiques

Leave Predator alone !

Au XVIIIe siècle, sur le territoire des Comanches, une jeune indienne, Naru, va devoir faire face à une créature inconnue qui a le pouvoir de disparaitre... Le carton de Predator, le film signé John...

le 7 août 2022

Massacre à la tronçonneuse

Massacre à la tronçonneuse

3

Boubakar

6758 critiques

On tronçonne tout...

(Près de) cinquante ans après les évènements du premier Massacre à la tronçonneuse, des jeunes influenceurs reviennent dans la petite ville du Texas qui est désormais considérée comme fantôme afin de...

le 18 févr. 2022

Total recall

Total recall

7

Boubakar

6758 critiques

Arnold Strong.

Longtemps attendues, les mémoires de Arnold Schwarzenegger laissent au bout du compte un sentiment mitigé. Sa vie nous est narrée, de son enfance dans un village modeste en Autriche, en passant par...

le 11 nov. 2012