Je suis souvent pour ne pas dire toujours, à contre-sens chronologique des œuvres et je me retrouve donc à voir un film basé sur un livre, sans avoir lu celui-ci. Notez que suivant le film qu’il en ressort, ça me fera lire le bouquin plus tard. Passons.

Une énième adaptation du grand maître de l’épouvante écrite s’offre donc à nous : The Long Walk de Stephen King. Et comme toutes les adaptations, les avis des aficionados de l’auteur vont fuser, et rarement vers les étoiles mais plutôt vers les tréfonds de la terre.

Comme je l’écris en introduction, je n’ai pas lu l'œuvre mais j’en connais largement les grandes lignes et qu’est-ce qu’il me reste à voir, des gars qui vont marcher jusqu’au dernier pour gagner une loterie. Sur le papier c’est léger comme scénario mais sait-on jamais.

Alors voilà comment Francis Lawrence (dont je m’étonne d’avoir vu autant de ses films sans retenir son nom) nous offre cette idée : de façon tellement propre que ça enlève toute l’horreur sociale et humaine que pouvait laisser supposer ce scénario. Je spécule sur une volonté de ne pas avoir un classement privant les adolescents de l’accès aux salles obscures.

Ce qu’il en résulte est une conversation de comptoir sur tout et n’importe quoi, tout en marchant et surtout en simulant de pseudos tensions, alliances ou amitiés naissantes. Ça parle beaucoup pour au final ne pas faire avancer l’histoire. les personnages sont éliminés sans visuel (ce qui aurait pu apporter au moins un peu de gore pour relever l’horreur), sans traumatisme ambiant et surtout en laissant supposer que même les survivants trouvent ça injuste … les gars, c’est la règle du “jeu” auquel vous êtes allés. Et sans divulgâcher, cette fin, qu’en dire sinon qu’elle me paraît d’un ridicule (et ne semble pas raccord avec le livre).

Je ne suis qu’un simple spectateur lambda et même avec un œil non entraîné à la technique, rien de ce côté ne semble sauver ce long métrage. J’y ai une nouvelle soupe mainstream qui essaie de faire pencher la balance vers un monde ignoble mais qui veut à la fin avoir ses souliers propres pour ne pas se faire jeter devant les jurys de censure (je parle de censure pour les âges des spectateurs).

Voilà, j’ai clairement été déçu. J’essaie toujours de voir du positif dans les films que je vois mais là, l’ennui et le manque de prise de risque à tuer tout espoir en moins (et pourtant, il y a de sacrés navets que j’adore). Un peu de gore aurait sauvé les meubles selon moi. Dans tous les cas, ça ne m’empêchera pas de lire le livre à l’occasion.

Cuzion
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le 12 févr. 2026

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