Laïla Marrakchi dépeint dans son premier film la jeunesse dorée Marocaine. Si le film se présente comme une retranscription fidèle de cette réalité de Casablanca, son authenticité est loin de faire mouche et le traitement est quelconque. Les acteurs sont plutôt bons mais leurs personnages et les situations vécues n'arrivent aucunement à faire décoller l'ensemble durant plus de la moitié du film. On assiste à une occidentalisation de ces jeunes qui tranche avec la culture Marocaine mais dont les scènes de beuveries, de courses de voitures et autres discussions hautement philosophiques sur les filles auraient pu se retrouver dans un Morrocan Pie. Alors en fond, il y a bien quelques bonnes choses. Cet histoire d'amour naissante impossible entre un juif et une arabe, le malaise latent du frère de celle-ci, les rares moments touchants entre ces jeunes et la génération précédente représentée par les employés de maison. Il faut malheureusement prendre son mal en patience et laisser passer tout le côté comédie pour trouver les meilleurs moments du film, lorsque celui-ci se décide enfin à dénouer les malaises pour souligner les désaccords et appuyer un peu là où ça fait mal. Un film décevant au final car il met trop longtemps à vraiment nous apporter quelque chose.