- Tu n’as jamais voulu m’épouser !
- Je m’appelle Tess, toi Ticoule.
Ne cherchez pas, c’est la meilleure vanne du machin. Lacheau est au max, le reste est en-dessous. Si, si, je vous assure, le reste des blagounettes est moins nase. Bon, ok, j’suis pas exactement le public cible de notre amuseur. J’ai plus de cinquante piges, j’adore les films du Splendide, je ris à certains Mel Brooks, considère De Funès comme un génie donc l’humour pipi-caca-prout infantilisant ce n’est pas tout à fait mon obsession première. Lacheau, depuis dix ans, cultive ce goût pour le rien, d’ailleurs avec succès puisque la plupart de ses (pas bien fameux) longs métrages rapportent un fric de dingue, (mal) aidé par sa toute fine équipe, comprenez les très très très mais alors très limités Julien Arutti et Tarek Boudali, Lacheau convoque son épouse (Charles Bronson tournait 90% de ses films avec Jill Ireland, Lacheau lui c’est 100% avec Elodie Fontan, ça permets de comptabiliser un cachet supplémentaire à facturer au producteur) et pitch un scénario complètement … euh … comment dire sans être méchant ? … bin con.
C’est en sidérant de rater à ce point de merdier à 30 millions de balluches avec des gags pas drôles, pas un seul, pas un microscopique gag, non que dalle. Voyez un exemple, quand Lacheau essaie de parodier la scène du vélo de E.T. (Lacheau parodiant Spielberg, vous avez l’image en tête ?) bin Tarek perds sa selle et, de retour au sol, se fait exploser l’oignon. Voilà ça c’est Le Marsupilami, une production Pathé.
Pas mieux !
Et sinon ?
Jamel, 50 piges bien sonnés, joue les utilités pour un gros chèque, se vautre par terre, prend des baffes, la grolle d’Alban Ivanov (mon dieu que son rôle est écrit avec le cul) sur la tronche, les caméos se succèdent, toute la clique du cinéma tricolore de grande qualité : Jean Reno (grosse peine pour lui), Jugnot (en délicatesse avec le fisc ?), Booder (non nomal dans ce style de bouzin), Reem Kherici (Pas mieux) et … Didier Bourdon ici dans son total élément apportant une pierre de plus à son immense volonté de détruire l’entièreté de sa carrière (le plus drôle c’est qu’il se demande pourquoi son ancien compère Bernard Campan refuse le retour des Inconnus… bin suffit de voir ta filmo mon bonhomme, Campan n’est pas timbré).
Pour conclure, il est probable que le film fonctionne au box-office, rentre dans ses frais, convainc Lacheau qu’il a tout compris à l’humour et aidé, par son inestimable apport, à l’amélioration des rapports humains.
… Non je déconne, c’est nase et franchement c’est assez pénible à en arriver à telle masterclass du rien.