(Film vu en avant-première)
Si vous voulez un bon prétexte pour ne pas aller le voir, vous êtes au bon endroit !
FILM QUI DEVRAIT ÊTRE INTERDIT AUX MOINS DE 10 ANS.
Tout d'abord, le film commence bien. L'œuf du Marsupilami et un gang...
Le non-sens commence dans la maison (à la GTA San Andreas pour les connaisseurs). Bon, on voit un certain homme planqué dans un placard, peut-être une infidélité de la femme (plus tard, on saura que c'était en réalité un cambrioleur). Habillé en noir mais sans cagoule et sans armes, c'est assez dubitatif.
Ensuite, le voyage commence, on voit des agents de sécurité français... Pourquoi pas vu que le bateau est français. Mais aucun ne parle l'espagnol ? Non, parce que la Colombie est le pays le plus proche et le seul qui est bordé par la mer, si on sait que le Marsupilami vit en Palombie.
Bref ! Ils montent dans un bateau de croisière (immatriculé aux Bermudes, vous comprendrez plus tard cette précison...). On voit Jugnot en tant que commandant de bord, mais jamais dans la salle des commandes.
En parlant de la salle des commandes, l'alerte est dite en langue française... Peut-être si l'accident aurait eu lieu en eaux françaises, mais là... En toute logique, c'est en langue anglaise (langue internationale maritime). Non ?
Placement de produit sur placement de produit. On voit la succession de coïncidences qui tuent l'histoire. 1, 2 ou 3, ok. Mais à ce moment-là, on est à 6 coïncidences...
À un moment, l'œuf se casse à cause d'un choc violent. Le Marsupilami en sort... Déjà, un œuf sans couvaison ne fait jamais long feu, bref, c'est un film irréaliste, ne cherchez pas le réalisme dans ce film.
Plus loin, on voit le Marsupilami, mangeur de papaye et de piranhas boire un shampooing... à la papaye. Personne pour l'emmener à l'infirmerie ? Non, sérieusement... Ils rigolent, s'aspergent d'eau. Un bon moment de rigolade en famille... Dans la vraie vie, le Marsupilami finit héliporté dans le pays le plus proche.
Le reste est... abrutissant comme tout le film hormis la scène de la station service avec le cigare.
Ensuite, on voit Alban Ivanov. En douanier français. Gradé en contrôleur principal, donc haut gradé. On est dans le réalisme, ouf, ça va. Mais ! Le plus flou et le plus illégal dans la vraie vie : un douanier français n'a aucun droit dans un navire en eaux étrangères/internationales. À moins qu'il soit un douanier bermudien. Oui, hormis si le bateau est dans les eaux territoriales françaises ou en zone portuaire française. C'est la vraie vérité. Même pour un mariage organisé dans un bateau de croisière, les mariés sont mariés sous le pays d'immatriculation du bateau. Donc, pour la douane ou la police, c'est la même chose. J'aurais bien imaginé Alban Ivanov en tenue de douanier des Bermudes et un accent anglais. Peut-être même avec une pipe à bulles façon Sherlock Holmes...
Après Alban, il est très drôle. Surtout vers la fin en mode Koala... L'un des seuls qui a eu un bon jeu d'acteur.
Desagnat en mode ivrogne m'a aussi bien fait rire. Il conduisait une voiture sous alcool, avec une môme côté passager avant. Il fait entrer la voiture dans une entrée de station de métro. C'est drôle... Malheureusement... ça ne relève pas la barre.
Au passage. Les prénoms sont tout sauf hilarants. Tess et Ticoule.
Et ils ont osé sortir comme blague pourrie : 《 Ouais ! On ne pourra jamais se marier ensemble. Imagine le maire dire nos prénoms.》Ah, parce que le maire, ou le prêtre est obligé de prononcer les prénoms ? Ils peuvent passer outre voir même aller en justice pour changer de prénom. (Une belle idée pour enrichir le scénario non ?) Désolé mais... Pour un film pour enfants, je trouve que c'est... Malsain.
Pourquoi ? Ce film est semé d'indécences ! Un film pour enfants en plus ! Le nombre de blessures sur les parties intimes masculines ! J'en ai compté 7 ou 8. On peut aussi parler du chihuahua qui entre malencontreusement chez l'esthéticienne en pleine séance (Non, elle ne se faisait pas les ongles, mais bien... Bref !) Je vous laisse deviner le résultat des courses... Il finit avec une coupe de cheveux euh... de poils assez exotique. À la fin. On voit Didier Bourdon avec des faux pecs et abdos sur le bord de la piscine. Avec des femmes à côté de lui en bikini... Pourquoi ? En quoi ça fait avancer l'intrigue ? Hormis le vol pour le retour en Palombie et le sauvetage de Pablito et des autres...
Ah oui ! La scène du Marsupilami qui a bouffé du Viagra par accident il finit avec la barre de fer, enfin, la queue rebondissante figée. Franchement, les 29 millions d'euros auraient pu être bien mieux investis. J'imagine la grimace des producteurs qui devront se contenter d'au mieux, d'un retour sur investissement sans bénéfices. Peut-être redresser la barre avec des ventes à l'étranger, et encore... Lino et Gabin disaient : Le scénario, le scénario et le scénario. La lance de fer s'il est bien écrit ou le talon d'Achille s'il est mal écrit/bâclé.
On dirait que le scénario est écrit de manière très infantilisante... Je ne vois pas autre chose. C'est tellement futile, pathétique et puéril. Le cinéma français est en léthargie profonde. Très profonde même.
Je pensais voir un chef d'œuvre. J'ai vu une énième catastrophe.
Cher Cinéma français, je te pleure.
Cher Cinéma français, tu revivras.