Pour une fois, je me suis laissée guider par les Oscars pour choisir un film… et ce fut une erreur. Malgré ses 2h30, je n’ai cessé de consulter ma montre. L’intrigue m’a semblé confuse et, même après quelques jours de réflexion, j’ai toujours du mal à comprendre ce que le film voulait réellement raconter.
L’histoire suit Marty, un jeune homme déterminé à devenir champion du monde de tennis de table. En attendant, il travaille dans une boutique de chaussures et s’entraîne intensément pour ses compétitions. Ambitieux et sûr de lui, il n’hésite pas à manipuler les autres ou à profiter des opportunités pour avancer vers son rêve. Lorsqu’il atteint les demi-finales d’un tournoi avant de perdre face à un joueur japonais, on lui propose un marché douteux : participer à un match promotionnel où il devrait perdre volontairement. Son orgueil et son ambition le placent alors face à un dilemme.
Le film présente Marty comme un anti-héros, prêt à tout sacrifier pour réussir. Pourtant, ce personnage m’a semblé difficile à apprécier. Manipulateur, égoïste et souvent irresponsable, il n’assume jamais vraiment les conséquences de ses actes. Ses relations, qu’elles soient amicales, familiales ou amoureuses, paraissent utilitaires et manquent de sincérité.
Le jeu de Timothée Chalamet reste convaincant, et certaines scènes de match de ping-pong sont visuellement réussies. Mais ces qualités ne suffisent pas à compenser un scénario confus et une accumulation de situations improbables.
Au final, je reste perplexe face à l’engouement autour de ce film. Son message – poursuivre son rêve coûte que coûte, quitte à écraser les autres – est bien trop éloigné de mes valeurs pour me convaincre.
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