Malgré des moyens conséquents, une belle photographie de Darius Khondji, une mise en scène ambitieuse, des superbes costumes, un casting réussi avec une prestation hallucinée et hallucinante de Timothée Chalamet, Marty Supreme nous laisse au bord de la route .
Ce film est "too much" comme gonflé aux stéroïdes anabolisants .
Trop Long, trop speed, trop exalté , trop outrancier... à aucun moment il ne nous émeut et nous accroche.
On subit plus que l'on ne s'intéresse aux péripéties improbables de ce pongiste escroc qui cherche à financer par tous les moyens , et souvent les plus idiots , sa participation à un match contre le champion du monde japonais.
N'est pas Scorcèse ou Paul thomas Anderson qui veut !
Josh Safdie, malgré un talent indéniable, n'a pas le sens de la nuance et du contrepoids qui permet aux très grands cinéastes de se démarquer des "bons faiseurs".
Dans after Hours" et "une bataille après l'autre" on retrouvait de l'humour, du second degré des temps morts qui permettaient au spectateur de souffler pour mieux repartir dans une narration ultra speed. . Ce n'est pas le cas dans Marty Supreme ou l'on subit le pire de ce que l'on avait détesté dans le Babylon de Chazelle ( pourtant bien plus réussi à l'arrivée) avec une furie permanante d'excès en tout genre que l'on a ni le temps d'absorber , ni de digérer.
Le spectateur finit par en éprouver une fatigue certaine mêlée de lassitude et d'un dégout pour le personnage de Marty qui le fait sortir du film.
Marty Supreme n'est à l'arrivée qu' un film cocainé , dopé d'effets artificiels et artificieux visant à se positionner comme une machine à gagner des oscars en passant en force.
En définitive,il se démarque surtout par son manque d'âme, de nuances , d'émotions ,de profondeur et d'intérêt.
Il s'apparente plus un soufflé qui retombe aussitôt qu' à un grand film de cinéma.