Interloqué, c'est le mot qui me vient à la sortie de la salle noire.
Mal à l'aise, c'est le sentiment que je ressens.
À mon goût, Marty Supreme est un film étrange.
J'ai passé les loooongues 2h30 à me poser 2 questions :
1. Que raconte ce film ?
2. Quel est le genre et l'approche pour traiter les péripéties.
En marchant au sortir du cinéma, je n'ai pas les réponses et ça me frustre.
Il y a, peut-être, ces évidences partagées par les spectateurs :
- Marty Mauser est un sombre être humain, détestable et égoïste.
- Ce portrait est tellement juste en conséquence de la prestation de TC qui est assez phénoménale dans ce rôle de gamin abject.
- Le récit scénaristique est extrêmement frustrant sur l'arc narratif de Marty qui ne semble ne retenir aucune leçon de ses erreurs et peut s'échapper de chaque situation comme il l'entend (non, la vie ne fonctionne pas comme cela).
- Pour tout sportif, sportive, le constate est sans appel -> c'est encore et toujours difficile de filmer au sport au cinéma en 2026 (Les balles en CGI, mon dieu)
Et pourtant, il y a ces choses qu'on retrouve et qu'on peut apprécier voir dans un récit : la détermination d'une personne qui part de rien pour réaliser son rêve coûte que coûte malgré les dommages et la douleur que cela génère autour de lui ou encore le drame d'une confrontation entre un (anti) héro et son rival dans le climax du récit.
Pourtant malgré ça, ça ne décolle pas. J'ai l'impression que m'être trompé de terminal. Je pensais aller voir un récit de progression / rédemption d'un sportif parti de rien et je me suis retrouvé dans la la réalisation d'un objectif (non même on peut dire d'une obsession), sous dose d'une BO pumpée avec quelques synthé motivant, d'une sombre merde humaine. (disons-le, désolé Marty).
Pourquoi, à travers la réalisation, magnifier son récit et ses aventures ?
Pourquoi autant de personnages et de péripéties (ennuyeuses et longues) pour expliciter un fait assez évident et clair : Oui Marty n'a pas d'argent et est un petit margoulin
Pourquoi glorifier la victoire de Marty sans montrer la réalité de l'entraînement, l'assiduité et le goût de l'effort ? (C'est totalement impossible d'un point de vue sportif)
Pourquoi un film aussi long pour raconter si peu de choses ?
Bref, je ressors avec plus de questions et de frustrations que de réponses et de satisfaction.
Désolé Marty, je suis peut-être aigri (ou passé à côté) mais tu ne valais pas ces 16,20€.