Du ping pong… juste un prétexte plutôt

Attention ceci est un écrit de ma pensée donc pas de spoil mais des détails sur le film.


J’ai adoré ce film, et pourtant je déteste profondément ce qu’il dégage.


Du bon cinéma comme j’adore, celui ou je deviens une spectatrice impuissante et plongée dans des péripéties complètement grotesques. Le film avance sans cesse, rapidement, un peu à la Paul Thomas Anderson. Ce rythme effréné ne laisse place à aucune mise en place d’intrigue. J’ai donc eu cette impression de baclé au début mais finalement la mise en place se construit tout au long du film.


Dès les premières minutes on pense assister à un film centré sur le ping pong et la quête de la victoire. Mais très vite, on bifurque vers une quête d’argent. On ne retrouve en rien le plaisir du sport. Pas d’entraînements, de discipline, de passion ? Le ping pong devient alors un simple prétexte narratif ou un tremplin vers une histoire plus ambitieuse…(pas cool pour les frères lebruns) 


Recentrons nous sur le film et son personnage principal. Je (on) trouve que Marty est détestable, déshumanisé, il est prêt à TOUT pour atteindre son but et il l’assume. Il est constamment dans le chaos et on fini par l’être également avec lui. Mais peut-on vraiment arrêter un conn*rd affamé de gloire ? D’ailleurs est-ce réellement de la gloire qu’il recherche ? Je pense que Marty est particulièrement revanchard et obsédé à l’idée de prouver… 


J’ai d’autant plus détesté le personnage de Marty au travers des personnages féminins. J’ai été très inconfortable face à la place des femmes dans ce film. Des femmes qui encaissent, qui s’adaptent et continuent d’aimer. (Je suis consciente de l’époque, je ne parle pas ici de la femme cantonnée à la cuisine mais de la soumission morale et sentimentale).

Elles subissent en plein fouet l’égoïsme de Marty et leur présence révèle encore plus la violence et l’égocentrisme de Marty. Une situation qui me rappelle malheureusement celles de nombreuses femmes contraintes de se soumettre… 


Je m’égard… mais en écrivant cette critique, j’ai l’impression d’avoir adoré le film dans la forme, mais détesté dans le fond. 


Plusieurs interprétations possible pour le final. Personnellement, ayant écouté Marty, l’humanisation après avoir atteint son but est une évidence. 


Pour conclure je dirai que Marty suprême utilise le sport comme un décor pour nous montrer un Timothée Chalamet au sommet de son art grâce a un personnage détestable.

Juliacha
7
Écrit par

Créée

le 11 mars 2026

Critique lue 16 fois

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