Dans la salle obscure du cinéma, la balle orange de Marty Reisman, illumine nos visages à travers l'œil précis de Josh Safdie dans cette libre adaptation. Ce film, à l'allure d'un biopic mêlant le vrai du faux, nous montre un personnage, haut en couleur, avec un ego démesuré, et une volonté de gagner extrême. Cela ce confirme avec le titre Marty Suprême, qui est son surnom tout au long du film. Ainsi, ce personnage à était emprunter à un vrai tennisman de table : Marty Reisman, qui avait les mêmes ambitions, prêt à tout pour l'argent.
Dans ce film, l'excentricité des décors, sont mis en évidence avec des (sublimes) zoom qui font focaliser notre regard sur l'action principale. Cependant cette balle orange sert seulement à ajouter une touche colorée dans ce film et à créer une différenciation entre lui et les autres, sans vraiment l'exploiter.
La légère redondance du film, nous montre aussi la redondance des coups de raquettes de ping-pong avec la balle, dans des show spectaculaire, entre acrobaties et vrai techniques. On ressort de la salle, en ayant envie de découvrir ce sport, jusqu'alors assez peu médiatisé, à part lors des JO de Paris, avec les frères Lebrun. Avec un archétype, assez commun pour un film, ATTENTION SPOILERS :
(but du personnage principal, problème, histoire d'amour impossible, réussite et réunification).
Le film, à travers un semblant de biopic, réunis des scènes d'amour passionnées, et de violence. Le réalisateur à quand même voulu, à travers les obstacles, rajouter ça touche d'humour… pas toujours réussite…
Enfin, dans cette très bonne qualité cinématographique, la reconstitution historique est réussie, avec un excellent diapo historique, en noir et blanc, qui nous plonge totalement, et des costumes réussi. Et, je suis obligé de mentionner la fabuleuse campagne de communication autour de la couleur orange, mais, encore une fois, peu exploiter. Donc, ce film mérite d'être vu pour observer une métrise absolu de la caméra ( Merci d'avoir tourné en 35 mm !! ) et de l'ambiance du film. L'histoire mérite d'être entendu, et regardée, mais elle ne mérite pas d'entrer dans la catégorie “meilleur histoire original" même si le scénario est assez bien maîtriser.
Pour moi, c'est un orangeux 7/10.