C’est bien fichu, on est vraiment transporté dans les années 50, on a un jeune acteur dynamique qui incarne très bien son personnage, après son personnage n’est il pas trop superficiel…
Le film est beaucoup trop long, dans nos années 2020 cette moyenne de 2H30 pour n’importe quel film américain qui cherche a épater la galerie je ne m’y ferai jamais, surtout si c’est pour étirer une mince idée, multiplier les bavardages et les situations qui se répètent jusqu’à l’écoeurement.
La particularité de ce film c’est l’ajout de musiques des années 80 que je trouve plutôt inutile.
Ce sont des tubes sympas à ré-écouter, ça ne gâche pas trop le film mais la moitié du temps c’est tout de même trop sonore et hors sujet avec l’action.
Heureusement que le ton n’est pas trop prétentieux mais il est peut-être un peu trop complaisant par contre avec la bêtise et le comportement détestable de Marty durant sa course folle vers son objectif, semée d’embuches dramatiques et sanglantes.
Ce film nous donne à voir énormément de bassesses humaines puisque Marty fera face à des gens tout autant crapuleux que lui à divers degrés, mais c’est beaucoup trop au bout d’un moment et ça ne va pas très loin jusqu’à sa rédemption prévisible qui laisse un goût semi-amer.
Ça ne laissera pas de grands souvenirs.
Ce vrai/faux biopic a au moins le mérite de se détacher des représentations mécaniques de phases de sport avec du drama sentimental artificiel inséré au forceps.
Mais ici j’aurai peut-être préféré que le sport prenne un peu plus de place au lieu de faire durer la mélasse de Marty avec ses péripéties banales de gangsters.