Faisons court et efficace ici : tout fonctionne dans Marty Supreme.
Timothé Chalamet pour démarrer, dont l’ego n’a d’égal que le talent. Il nous prouve ici encore sa capacité à entrer dans la peau de n’importe quel personnage avec brio, déconcertant de facilité et parfois horripilant de frime et condescendance. Son contrat est rempli ici, et l’oscar qui lui tendait les bras (et aurait du / pu lui revenir) lui a filé sous le nez. Injuste ? Peut être, mais pas de panique, il ne fait aucun doute qu’il le décrochera bientôt si il continue d’évoluer à ce niveau.
La musique ensuite, qui porte le film et nous maintient dans un rythme effréné, qui est celui de ce jeune Marty Suprême ambitieux, croyant dur comme fer en son destin de champion de ping pong.
L’audace surtout, celle du jeune Marty, et de certaines scènes qui restent gravées dans la rétine du spectateur : la scène de la baignoire, celle du miel a auschwitz, ou celle de la fessee. Un film est marquant dès lors qu’on se souvient d’images, de sons ou de sensations des années après. Cela sera mon cas dans 10 ans de cela.
Les scènes de ping pong enfin, parfaitement filmées, scénarisées et interprétées.
Pour ne rien gâcher au spectacle, prière de visionner ce film sur un écran digne de ce nom, et en faisant monter le son.
Leo