"Maternité éternelle" déroute d'abord par une première partie assez dispersée, multipliant les fausses pistes entre le cercle de poésie, les difficultés conjugales, l'infidélité, le divorce et la disparition d'un être proche (avec lequel on imaginait une romance).
Lorsque le véritable nœud dramatique apparaît au milieu du film (le cancer du sein qui touche la protagoniste), l'accumulation de malheurs finit par alourdir le récit au point de le faire parfois tomber dans un certain pathos, mélo et dolorisme.
L'interprétation demeure solide sans être particulièrement marquante (l'actrice principale ne m'a pas spécialement touché) . Le rapport de l'héroïne à ses enfants, pourtant annoncé par le titre, paraît également insuffisamment développé
(les derniers plans avec les enfants durant l'enterrement sont en revanche très beaux picturalement).
L'œuvre, honorable, parfois touchante mais inégale, aurait sans doute gagné à simplifier son récit et à introduire davantage et de légèreté malgré la gravité de son sujet.