Une suite consciente d’elle-même, qui veut ressusciter un mythe mais finit souvent par s’y noyer.
L’idée que Trinity partage désormais le pouvoir de Neo est intéressante, deux âmes qui forment une nouvelle anomalie, mais elle déstabilise aussi la logique même de la Matrice. Voler, arrêter les balles, manipuler le code… c’était autrefois le privilège de “l’Élu”, une manifestation de la faille du système. Ici ok la Matrice a été reconstruite par l’Analyste et leurs forces sont liées, mais le film n’en tire jamais toute la cohérence, on comprend le principe, sans vraiment le ressentir..
Les combats, eux, ont perdu leur grâce millimétrée et leur tension. Moins chorégraphiés, plus lents, filmés de plus près, ils troquent la précision du premier film pour une approche brouillonne et nerveuse.
Le ton se veut plus humain, presque romantique, mais la rage et la fluidité de 1999 manquent.
Il reste quelques bonnes idées et une vraie envie de moderniser l’univers, mais sans l’intensité ni la clarté d’autrefois..