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le 23 mars 2020
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Tel devrait être le titre de ce film tant le mégalodon passe au second plan. Développons ! Megalodon. Comme tout adepte de films de requins, je me devais de voir cette oeuvre, dont le titre fait...
Oui, les films de The Asylum ont un côté rassurant, ou désespérant au choix, car c’est toujours la même chose. La preuve encore avec ce « Mégalodon » de 2018. Les décors ? Ce sont les mêmes d’une production à l’autre. Ici, on rentabilise au maximum et on retrouve le fameux navire de guerre américain déjà vu sans doute dans plusieurs films, sans doute trouvé dans les rebuts de l’armée car il est rouillé de partout ! Le pont, le bastingage, tout est couvert de rouille, mince 😂. Dites, les gars, vous comptez gagner une guerre avec ça ?!!! Quant à affronter un requin préhistorique mais vous êtes inconscients ...Les uniformes ? déjà vus et déjà portés probablement. Les armes ? Eh bien j’ai l’impression qu’elles sont en plastique ou alors c’est bien imité 😜 . Le scénario, lui, en rappelle des tonnes, variation sur le même thème où la Grande Navy affronte à la fois un Mégalodon d’enfer et des très méchants Russes que les Américains avaient pris le risque de sauver. Non, bonnes gens, la Guerre froide n’est pas finie !!! Le/la Russe reste fourbe, un traître en puissance alors que l’Armée américaine défend de Vraies Valeurs (sans cesse rappelées ici : honneur, courage, dévouement au drapeau dont « chaque soldat est une couleur », je cite bien sûr le capitaine…). Pfuuuh. Allez, parlons du requin. Sans surprise, c’est un bidule immense en images numériques moches. Tellement grand qu’il avale d’un coup le sous-marin de poche américain qui était venu au secours des militaires russes !
Et hop, d’un coup de crocs, le sous-marin se retrouve dans l’estomac du squale : c’est pour moi la meilleure trouvaille de ce film de série, malheureusement pas totalement utilisée. Un mot sur le casting si vous le voulez bien. Médiocre, forcément par économie mais ce coup-ci on a cassé un peu la tirelire chez The Asylum en invitant Michael Madsen dans le rôle de l’Amiral qui va se sacrifier pour bouziller ce monstre des mers. Bon sang, j’avoue que ça m’a rendu un peu triste de le voir cachetonner là-dedans. Il n’y a aucune honte à ça, OK, mais c’est un sacré comédien quand même. Pensez aux films de son pote Tarantino qui lui a toujours confié des rôles dans ses réalisations et des bons, que ce soit « Reservoir Dogs », « Kill Bill », « Les Huit salopards » ou encore dans le très bon « Donnie Brasco » de Mike Newell. Mais depuis le début des années 2000, il a accumulé des dizaines et dizaines de DTV…Il nous a quittés en 2025 mais dans ce film, il se contente du strict minimum, et encore (après tout pourquoi se casser la binette pour un jour ou deux de tournage où vous n’avez rien à défendre tellement le scénario est faible ?). Ici, je l’ai déjà trouvé très fatigué. Madsen a fait juste une apparition dans « Shark Season » en 2021, peut-être histoire de payer une pension alimentaire ou une nouvelle bagnole, je ne sais pas. Terminons par les effets spéciaux, obligatoirement numériques (moins cher), loin des effets artisanaux de nos chers films d’horreur des années 80 et donc moins bien réussis. J’en donne deux exemples : lors des fusillades, les rafales des armes ont été rajoutés après coup, la seule éclaboussure de sang du film (fugace) aussi ! Autant vous dire que pour le réalisme, on repassera.
Le fond est atteint lors de l’évacuation du navire assiégé par la bestiole. Une chaloupe de secours est descendue à la mer avec cinq ou six comédien(ne)s dedans. Ça ne peut quand même pas être tout l’équipage ?!!! Eh bien l’image suivante nous montre plusieurs chaloupes à la mer, toutes les mêmes et incrustées numériquement !!! J’vous jure. Qu’est-ce qu’il ne faut pas faire pour faire baisser la facture ! Voilà, dans tout ça, il ne se passe pas grand-chose, je ne veux rien dévoiler mais à la fin la Glorieuse Navy gagne son combat, non mais. Allez, revoyez plutôt l’explosif « Reservoir Dogs », ça donne une autre image de Madsen que ce film de requin poussif. J’avais quand même de la sympathie pour ce gars qui avait une vraie tronche alors deux étoiles.
Cet utilisateur l'a également ajouté à sa liste Quelques chefs d'oeuvre de la "sharksploitation";)
Créée
le 15 août 2026
Critique lue 5 fois
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le 23 mars 2020
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