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le 14 août 2011
SuivreMonumental !
Jusqu'à présent, nous n'avions vécu la fin du monde au cinéma qu'à travers un nombre incalculable de films catastrophe, souvent outrancièrement spectaculaires, presque toujours issus des studios...
Après une introduction pleines de plans esthétisants en forme de foreshadowing (ou pas), Von Trier nous refait d'une certaine façon, dans sa première partie, le Festen de son camarade Vinterberg. Parce que ce mariage de grand luxe filmé (souillé, d'une certaine manière) par un caméra intrusive, sert d'écrin à une galerie de personnages horribles, servis par un casting aussi hétéroclite que 5 étoiles, chacun étant, à sa manière, complètement taré. Et celle qu'on nous présente au début comme fragile (une Kristen Dunst toujours aussi choupinette, même quand elle fait la dépressive au fond du trou) de prendre de plus en plus d'assurance dans cette fosse aux lions. La deuxième partie nous ressert une dynamique similaire, mais dans un cadre plus intime, faisant de la sensibilité du personnage de Dunst sa meilleure arme pour affronter les choses quand les autres se complaisent dans le mensonge et l'égoïsme.
Bref, un film sur une humanité d'une normalité monstrueuse face à laquelle la mélancolie, qu'elle soit planète ou état psychologique, est la seule échappatoire. C'est beau et cruel, mais un peu facile dans ce portrait acide d'un microcosme de connards, et limité quand même en terme de développement.
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hier
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le 14 août 2011
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