Métropolis, c'est avant tout un moment d'émotion cinématographique, une aventure immersive, du grand cinéma. On vous parlera sans doute beaucoup des décors grandioses, notamment cette vision d'une ville du futur avec son trafic routier, ses avions, ses gratte-ciels, de la technique de Lang, de la musique accompagnant les temps forts comme il se doit.
J'aimerais surtout insister sur les émotions suscitées par ce film, car cette importance de l'affect en lien avec la technique, c'est l'un des messages délivrés par Métropolis. Alors certes, les émotions varieront de l'un à l'autre.
Pour ma part, à chaque visionnage de ce film, je ne peux faire autrement que de me sentir intimement des personnages, qui pourtant ne soufflent mot. Je tremble pour eux, je souffre avec eux. La scène de l'inondation et des enfants m'est à cet égard un véritable supplice.
Certes, j'ai tendance à me projeter dans les personnages de manière générale, quel que soit le film. Néanmoins, je ne le fais jamais à ce niveau. (C'était donc une critique hyper personnelle.)