Bon, ne me jetez pas la pierre tout de suite, oui le film date de 1927. Mais au bout d’un moment on revoit souvent les mêmes problématiques qui se répètent au cinéma.
Ici vous pouvez spoiler !
Le prequel sur la hiérarchie des classes ouvrières et pensante est intéressante dans l’idée d’une approche plus sociale de la chose. On pourrait avec cette thématique penser à une continuité qui pousserait vers une réflexion de l’impact de l’industrialisation de la société sur l’homme. L’idée du patron qui exploite son petit monde.
Dommage pour vous, c’est pas trop la conclusion qu’on va nous servir. On va commencer à aborder des thématiques bibliques comme la tour de Babel (que j’ai trouvé relativement bien amené pour le coup puisqu’elle met en avant le travail besogneux dans un but inconnu à part pour le directeur des travaux). Ensuite on va nous noyer dans des références comme Marie et Moise avec le déluge se la grande salle des familles populaires. Ce déluge est provoqué par la sorcière Marie, la femme caricaturée comme un être manipulateur. Mais heureusement elle est victime de la machine qui a prit sa place et elle revient finalement pour réconcilier les muscles (ouvriers) et le cerveau (patron). Pour les réconcilier il faut le médiateur, le cœur (fils du patron) alors heureusement elle n’a quand même pas trop son rôle à jouer sinon ça marche pas ça reste une femme quand même… je ne parle pas de la fin en mode King Kong sur le toit de l’église je pense que Despentes s’arracherait les cheveux.
Bref pas très avant gardiste tout ça, un peu long, mais ça reste un très beau film pour l’époque et faut pas oublier c’était y’a 100 ans donc Godbless