Un jour, j'irai à New-York avec toi.
Inspirée des souvenirs de New York qu'avait Fritz Lang, Métropolis est une ville immense, toute en hauteur et en mode de déplacement originaux (pour l'époque). Divisée en deux, elle est composée d'un groupe d'"élus" tout en muscles, passant leur journée à courir que ce soit dans des stades pour gagner des prix ou pour attraper des jeunes filles dans des jardins. Pendant ce temps, pour que les stades, les mode de transports et les grands immeubles puissent être utilisables, il faut que d'autres, les "Untermenschen" (les gens du dessous), passent leurs journée entières à travailler dans une ville sous-terraine aussi immense que sombre.
Ce film est très moderne dans ses thèmes, messages et composantes : il y a un robot, un savant fou, un maître du monde froid et égocentrique et son peuple opprimé et bouillonnant, un jeune premier frivole qui va se battre pour celle qu'il aime et une jeune fille forte qui se veut être celle qui guidera le peuple dans sa révolution.
Le plus dingue avec ce film c'est qu'il est pas tout jeune, que toute les vues de la ville sont des maquettes et qu'il y'a très peu d'effets spéciaux. Et pourtant, c'est accessible.
Néanmoins, il faut prendre en compte l'allégeance de la scénariste au parti nazi, qui peut biaiser le message sous-entendus, la vision du corps des élus, ainsi que le perfectionnisme de Fritz Lang qui le pousse à reprendre plusieurs fois des scènes extrêmement pénible pour les acteurs.
Le film peut aussi être très long selon les versions, et il est muet et en noir et blanc : dépaysement total pour les jeunes générations, élevées au DVD et au Blockbuster américain.
Ce film demande donc un engagement du spectateur qui doit être averti et prêt a donner trois heures de sa vie à une oeuvre très perturbante.